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Nouri al-Maliki à FRANCE 24 : "Riyad et Doha soutiennent le terrorisme"

Le Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki
Le Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki FRANCE 24

Lors d'un entretien exclusif accordé samedi à FRANCE 24, le Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, a accusé l'Arabie saoudite et le Qatar d'être les principaux soutiens du terrorisme dans le monde.

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Dans un entretien exclusif accordé à FRANCE 24 à Bagdad, le Premier ministre irakien, Nouri Al-Maliki, s’est exprimé samedi 8 mars sur la flambée de violences qui endeuille son pays.

Il a frontalement attaqué l’Arabie saoudite et le Qatar, en accusant ces deux puissances sunnites du Golfe de déstabiliser l’Irak en soutenant des groupes d’insurgés. Ce qui, a-t-il martelé, revient à déclarer la guerre à l'Irak.

"Ils attaquent l'Irak, via la Syrie, et de manière directe, et ils ont déclaré la guerre à l'Irak", a dénoncé Maliki, une rare attaque directe à l'encontre des puissances sunnites du Golfe. "Ces deux pays sont les premiers responsables des violences entre communautés, du terrorisme et de la crise de sécurité en Irak", a-t-il insisté.

"Choix dangereux"

Cette rare attaque directe à l'encontre des puissances du Golfe intervient à moins de deux mois des élections législatives, prévues fin avril, alors que l'Irak s'enfonce dans une nouvelle spirale de violences avec déjà plus de 1 800 morts cette année.

Le chef du gouvernement a poursuivi ses accusations en fustigeant "le choix dangereux" de Ryad de "soutenir le terrorisme dans le monde - elle le soutient en Syrie, et en Irak, et au Liban, et en Égypte, et en Libye, et même dans les pays au-delà" du monde arabe, a-t-il déclaré.

Ryad et Doha, estime Nouri al-Maliki, fournissaient un soutien politique, financier et médiatique aux insurgés, et a accusé les deux pays d'"acheter des armes au bénéfice de ces organisations terroristes".

Le Premier ministre, chiite, a été accusé à maintes reprises de marginaliser la minorité sunnite irakienne. Des accusations qu'il a réfutées, affirmant qu'elles étaient alimentées par "des personnes sectaires liées à des agendas étrangers, avec une incitation saoudienne et qatarie".

Avec AFP

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