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Sarkozy sort de son silence et dénonce des méthodes dignes de la Stasi

AFP

L’ancien chef de l’État français Nicolas Sarkozy dénonce, dans une tribune à paraître vendredi dans les colonnes du quotidien "Le Figaro", la mise sur écoute de ses téléphones. Il compare ce procédé à celui de la Stasi, à l’époque de l’ex-RDA.

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Dans une tribune, à paraître vendredi 21 mars, dans le quotidien "Le Figaro", l’ancien président français Nicolas Sarkozy rompt le silence pour répondre aux accusations, dont il fait l’objet depuis qu'il a quitté le pouvoir en mai 2012. Il dénonce des méthodes dignes de la Stasi, la police politique de l'ex-RDA, en raison de la mise sur écoute de ses téléphones.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a qualifié, jeudi, de "grave faute morale" la remise en cause par Nicolas Sarkozy de "l'honneur de la justice et de la police", en référence à sa tribune de vendredi.

Le chef du gouvernement juge par ailleurs que "la comparaison entre la République française et l'Allemagne de l'Est est insupportable". Il "rappelle solennellement que la France est un État de droit. La liberté y est respectée. La loi est la même pour tous. Elle doit être respectée par tous".

L'ancien chef de l'État fait état d'une "violence inédite" à son égard et accuse indirectement l'exécutif et les ministres de la Justice et de l'Intérieur de violer des "principes fondamentaux".

"Les juges entendent les discussions que j'ai avec les responsables politiques français et étrangers. Les conversations avec mon avocat ont été enregistrées sans la moindre gêne", s'indigne-t-il. Et de poursuivre : "l'ensemble fait l'objet de retranscriptions écrites dont on imagine aisément qui sont les destinataires !".

"Aujourd'hui encore, toute personne qui me téléphone doit savoir qu'elle sera écoutée. Vous lisez bien. Ce n'est pas un extrait du merveilleux film 'La Vie des autres' sur l'Allemagne de l'Est et les activités de la Stasi. Il ne s'agit pas des agissements de tel dictateur dans le monde à l'endroit de ses opposants. Il s'agit de la France", poursuit-il.

Mardi, le site d'informations "Mediapart" a révélé la teneur de sept écoutes effectuées sur la ligne téléphonique de Nicolas Sarkozy, ouverte sous une fausse identité. Ce sont ces éléments qui ont amené la justice à ouvrir une information judiciaire pour "trafic d'influence".

Avec Reuters
 

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