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Un gendre de Ben Laden reconnu coupable de terrorisme

AFP/Archives

Souleyman Abou Ghaith, un gendre d'Oussama Ben Laden, a été reconnu coupable mercredi de plusieurs chefs d'accusation de terrorisme par un jury fédéral à New York. Il est passible de la prison à perpétuité.

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Souleyman Abou Ghaith, gendre d'Oussama Ben Laden et ancien porte-parole d'Al-Qaïda, a été reconnu coupable de terrorisme, mercredi 26 mars, par un tribunal fédéral de New-York, après plusieurs semaines de procès. Il était inculpé de complot visant à tuer des Américains, complot visant à apporter un soutien à des terroristes et soutien matériel à des terroristes.

Plus haut responsable de la nébuleuse terroriste jamais jugé aux États-Unis, il risque d’être condamné à la réclusion à perpétuité. Sa peine sera prononcée ultérieurement.
 
Dans son réquisitoire final, le procureur John Cronan avait décrit cet imam d’origine koweitienne, comme "le principal messager" de Ben Laden après les attentats du 11-Septembre, un "confident de confiance", qui adhérait pleinement à son idée de tuer des Américains.
 
Avec lui, "la propagande d'Al-Qaïda est devenue mondiale", avait martelé le procureur. Les preuves sont "claires et accablantes" avait-il insisté, montrant à de nombreuses reprises des extraits de ses discours enflammés, et des photos de l'accusé assis au près de Ben Laden.
 
La défense avait plaidé non coupable
 
La défense, qui avait choisi de plaider non coupable, avait de son côté affirmé qu'Abou Ghaith, 48 ans, n'avait jamais tué personne, et était un homme pieux, parti en Afghanistan avec sa femme et leurs 7 enfants en juin 2001 pour "aider les gens dans le besoin", attiré par le nouveau pouvoir islamiste. Ses discours, avait plaidé l'avocat Stanley Cohen, ne traitaient pas de terrorisme, mais d'histoire, de tradition et de charia.
 
"Certaines de ses associations peuvent vous donner la nausée, mais cela ne prouve pas un complot pour tuer des Américains", avait ajouté l'avocat. Il avait travaillé pour Al-Qaïda jusqu'en 2002, année où il est parti s'installer en Iran. Il a été arrêté fin janvier 2013 à Ankara, après avoir traversé la frontière avec l'Iran. Expulsé ensuite vers la Jordanie, il y a été arrêté et extradé vers les États-Unis.
 
Avec AFP

 

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