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QATAR

Une "Coupe des Travailleurs" migrants au Qatar pour faire taire les critiques

AFP
3 mn

Sévèrement critiqué au sujet des conditions de travail des expatriés engagés sur les chantiers du Mondial 2022, le Qatar organise sa deuxième "Coupe des Travailleurs", un tournoi de football réservé aux migrants.

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Accusé de tolérer sur ses chantiers du Mondial 2022 des conditions de travail proches de l'esclavage, le Qatar tente de faire taire les critiques en organisant sa deuxième "Coupe des Travailleurs", un tournoi de football réservé aux migrants.

"Cette coupe est strictement réservée aux ouvriers", déclare à l'AFP Adil Ahmed, directeur de Qsports, précisant que ces ouvriers-joueurs appartiennent à des secteurs aussi divers que l'électricité, la plomberie ou le bâtiment. "La majorité travaille dans le bâtiment".

Sur 120 compagnies ayant été invitées à présenter des équipes, "nous avons retenu les 24 premières inscrites", explique M. Ahmed, fier du succès de la première édition en 2013. Selon lui, il y a environ 800 000 ouvriers employés dans ce richissime pays du Golfe.

La deuxième édition de ce tournoi a été lancée le 21 mars sur des stades de Doha, dont celui d'Al-Sadd, à l'initiative d'une société privée Qsports en partenariat avec la Ligue de football qatarie (Qatar Stars League) et le comité d'organisation de la Coupe du monde.

Des conditions "inhumaines"

Un match se déroule chaque vendredi devant une foule de supporters, majoritairement des migrants, jusqu'à la finale le 25 avril. Le gagnant du titre remportera 18 000 rials (près de 5 000 dollars).

"Le principe, c'est de se faire de nouveaux amis et d'apprendre les uns des autres", explique Paul Mwangi, un employé kényan de la Gulf Contracting Company, précisant que son équipe compte parmi ses joueurs "des Indiens, des Népalais et des Ghanéens".

Soucieux de maîtriser son image vis-à-vis des travailleurs, le Qatar a publié en février une charte destinée à améliorer les droits des quelque 1,4 millions de travailleurs étrangers, la plupart originaires d'Inde, du Sri Lanka, du Népal et du Bangladesh.

À la mi-mars, le Qatar s'est dit "déçu" par un nouveau rapport de la Confédération syndicale internationale évoquant des conditions "inhumaines" de migrants employés sur les chantiers du Mondial-2022, en démentant la mort d'ouvriers.

Avec AFP

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