Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

MHD, le phénomène rap

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Donald Trump se fait l'avocat de Brett Kavanaugh

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Guerre en Syrie - Idleb : accord Moscou-Ankara pour une "zone démilitarisée"

En savoir plus

TECH 24

Hacker les humains

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Budget 2019 : quels sacrifices ?

En savoir plus

REPORTERS

Colombie : au Catatumbo, "les damnés de la coca"

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Brexit : le tournant ?

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des arts de Tiken Jah Fakoly

En savoir plus

#ActuElles

Maroc : les droits des femmes encore à conquérir

En savoir plus

REPORTERS

Un reportage long format tourné par nos reporters ou nos correspondants aux quatre coins du monde. Le samedi à 22h10. Et dès le vendredi, en avant-première sur internet!

Dernière modification : 07/04/2014

Rwanda, le dernier génocide du XXe siècle

Le 6 avril 1994, l’avion du président rwandais Juvénal Habyarimana est abattu par un missile. Le lendemain, le Rwanda connaîtra les prémices d'un déchaînement de violence le plus meurtrier de l’histoire récente qui décimera la population, provoquera la fuite de millions de personnes et laissera un pays dévasté. FRANCE 24 revient sur les origines et les circonstances qui ont mené au dernier génocide du XXe siècle.

Vingt ans après le génocide rwandais, l’extermination des Tutsis du Rwanda en 1994 est encore trop souvent décrite comme le résultat d’une haine ancestrale entre deux ethnies, une guerre civile entre le pouvoir hutu et des rebelles tutsis qui aurait mal tourné…

Dans ce reportage, j’ai voulu mettre en évidence l’installation progressive de l’idéologie du génocide qui prend racine durant la période coloniale, et le rôle de puissances extérieures, parmi lesquelles la Belgique, la France mais aussi les Nations unies. Cette faillite de la communauté internationale et ses échecs successifs ont mené au pire.

Tout d’abord, le colonisateur belge qui, empreint des théories raciales en vogue depuis le XIXe siècle et fasciné par la monarchie tutsie, transforme des catégories sociales - les Tutsis sont éleveurs et les Hutus, agriculteurs - en véritable ethnies figées, inscrites dans les cartes d’identité.

Puis, la France entre en scène et supplante progressivement la Belgique en tant que principal partenaire du pays des mille collines, avec un soutien indéfectible au régime hutu - jusqu’à l’aveuglement. La France arme et entraîne l’armée, majoritairement composée de Hutus, qu’elle sauve de la déroute contre une rébellion tutsie essentiellement anglophone. Les présidents français et rwandais François Mitterrand et Juvénal Habyarimana ainsi que leurs proches sont liés. Pourtant, entre 1990 et 1994, les pogroms contre les Tutsis du Rwanda se succèdent. Paris reste aveugle face à la montée d’une idéologie radicale diffusée à longueur d’émissions sur la radio des Mille collines, créée en 1993. Les appels au meurtre à peine voilés contre les Tutsis, qualifiés de "cafards" ou de "cancrelats", sont quasiment quotidiens.

Enfin, une lourde part de responsabilité incombe aux Nations unies. Les quelque 2 500 Casques bleus déjà déployés dans le pays ont quitté le Rwanda dès les premiers massacres et laissé le champ libre aux tueurs et aux milices interhamwe, principales responsables des massacres. Ni les États-Unis - encore traumatisés par le fiasco somalien qui s’est soldé par la mort d’une vingtaine de soldats américains en 1993 -, ni aucune autre grande puissance ne souhaite intervenir. En conséquence, la communauté internationale tarde volontairement à qualifier les massacres au Rwanda de "génocide".

Entre le 6 avril et le 4 juillet 1994 se déroule pourtant le génocide le plus expéditif de l’histoire : en 100 jours, entre 800 000 et 1 000 000 de personnes, essentiellement des Tutsis, ont été exterminées. Un chiffre qui représente au moins 70 % de la population tutsie qui vivait alors au Rwanda.

Dans ce reportage, j’ai rencontré des protagonistes, rescapés comme génocidaires, humanitaires ou anciens ministres, afin de recueillir leur témoignage et tenter de comprendre la marche de l’horreur.

Par Pauline SIMONET

COMMENTAIRE(S)

Les archives

21/09/2018 Reporters

Colombie : au Catatumbo, "les damnés de la coca"

Alors que l’ONU a affirmé mercredi que la Colombie reste le principal producteur de cocaïne au monde avec des hausses record des plantations de coca, nos reporters se sont rendus...

En savoir plus

14/09/2018 Reporters

Les visages de la résistance à Boko Haram

Au Nigeria, alors que l'armée poursuit son offensive contre Boko Haram, nos reporters Catherine Norris-Trent et Jonathan Walsh se sont rendus dans le nord-est du pays, toujours...

En savoir plus

07/09/2018 Reporters

Vidéo : les scientifiques, nouveaux héros de la Corée du Nord

Alors que la Corée du Nord célèbre ses 70 ans, France 24 s'est rendu dans ce pays sous dictature. Les autorités de Pyongyang ont exceptionnellement permis à cette équipe de...

En savoir plus

31/08/2018 Reporters

Mexique, omerta sur les disparus

Au Mexique, depuis 2006 et le début de la guerre contre le narcotrafic, des dizaines de milliers de personnes sont portées disparues. Les victimes ont-elles été tuées, livrées...

En savoir plus

03/08/2018 Reporters

Le Super Mama Djombo, bande-son de la Guinée-Bissau

La Guinée-Bissau, petit pays d'Afrique de l'Ouest, est avant tout connue pour les multiples coups d'État qui ont rythmé son histoire. Mais au sortir de l'indépendance, en 1974,...

En savoir plus