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Le pape François demande pardon pour les abus sexuels des prêtres pédophiles

AFP

Pour la première fois de son pontificat, le pape François a demandé publiquement pardon vendredi pour les abus sexuels commis sur des enfants par des prêtres pédophiles, envers qui François a demandé des "sanctions sévères".

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"On ne joue pas avec les enfants!" Le pape François a "demandé pardon", vendredi 11 avril, au nom de l'Église et, pour la première fois depuis son élection, pour les abus sexuels commis par des prêtres pédophiles sur des enfants.  

"Je me sens dans l'obligation d'assumer tout le mal commis par quelques prêtres, un petit nombre évidemment au regard de tous les prêtres, et de demander personnellement pardon pour les dommages qu'ils ont causés en abusant sexuellement d'enfants", a déclaré le souverain pontife en recevant le Bureau catholique international de l'enfance (BICE) au Vatican.
 
Le pape a demandé des sanctions "très sévères" contre ceux qui se sont rendus coupables de viols sur des enfants. "L'Eglise est consciente de ce mal. Nous ne voulons pas reculer en ce qui concerne le traitement de ce problème et les sanctions qui doivent être prévues". Au contraire, a-t-il ajouté, "je crois qu'elles doivent être très sévères ! On ne joue pas avec les enfants!"
 
Jamais depuis son élection sur le trône de Saint-Pierre, en mars 2013, le pape n’avait usé de mots aussi forts sur ce sujet explosif pour l’Eglise catholique. Il s’est ainsi inscrit  dans la lignée de son prédécesseur, Benoît XVI, qui avait demandé "pardon" avec "insistance" en juin 2010, au nom de l'Eglise, pour les actes pédophiles commis, un scandale qui avait assombri son pontificat.
 
Le Pape François a constitué en mars une commission pontificale pour la protection des mineurs, chargée d’aider l’Eglise à lutter contre les abus commis. Elle est composée de religieux, dont le cardinal Sean Patrick O’Malley, archevêque de Boston engagé dans la protection de l’enfance, et de laïcs, dont l’Irlandaise Marie Collins, victime, enfant, d’abus sexuels de la part d’un prêtre qu’elle a traduit devant la justice en 1997, et la pédopsychiatre française Catherine Bonnet.
 
Des groupes de victimes de prêtres pédophiles l'avaient auparavant critiqué pour ne pas avoir adopté une position suffisamment ferme sur cette question. Ils lui reprochent aussi de ne pas avoir reçu de victimes d’abus sexuels en Italie ou lors de son déplacement au Brésil, en juillet 2013.

Avec AFP et Reuters

 

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