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Kabylie : affrontements entre manifestants et forces de l'ordre à Tizi Ouzou

www.tsa-algerie.com

La traditionnelle marche du 20 avril, célébrant le printemps berbère de 1980, a été marquée par des violences, dimanche, à Tizi Ouzou en Kabylie. Des affrontements ont eu lieu alors que la police avait décidé d'interdire la manifestation.

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Depuis 1980, dans plusieurs villes de Kabylie, une région montagneuse à l'est d'Alger, des marches sont organisées le 20 avril pour commémorer le printemps berbère et le combat pour la reconnaissance de l’identité amazigh. À Tizi Ouzou, le rassemblement, dimanche, a été marqué cette fois par des heurts entre les manifestants et les forces de l’ordre, comme le rapportent plusieurs médias algériens.

"La marche d’aujourd’hui a été réprimée par la police", a ainsi expliqué à FRANCE 24, Hamid Guemache, le directeur de la rédaction du site Tout sur l’Algérie (TSA). "Il y a eu des affrontements. La police a utilisé des gaz lacrymogènes. Il y a eu des blessés dans les deux camps", ajoute-t-il, tout en précisant que les tensions se sont calmées en fin de journée.

>> A lire sur FRANCE 24 : Algérie : 14 soldats tués dans une embuscade en Kabylie

Selon lui, ces heurts ont débuté alors que les forces de l’ordre tentaient d’empêcher la marche en début de journée. "Ce matin, il y a eu un déploiement policier très important, ce qui a été interprété par les manifestants comme une provocation et comme une volonté d’interdire la marche. D’habitude, les marches du 20 avril sont toujours autorisées. Pour le moment, on ne sait pas pourquoi une telle décision a été prise".

Dans la ville de Bouira, une dizaines d’étudiants ont aussi été arrêtés par la police, alors qu’ils scandaient des slogans contre le pouvoir algérien et en faveur de l’autonomie de la Kabylie. D’après le site arabophone alhadath-dz.com, ils ont ensuite été relâchés. À Bejaïa, une manifestation a également eu lieu, mais elle s’est déroulée sans incidents. Les participants ont notamment réclamé la reconnaissance de la langue berbère, avec là aussi des slogans hostiles au pouvoir. "Système dégage, pouvoir assassin. C’est une république et non une monarchie", scandaient les marcheurs, selon le site TSA.

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