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Les islamistes du Mujao annoncent la mort de l'otage français Gilberto Rodrigues Leal

AFP

Les islamistes du Mujao ont annoncé mardi le décès de Gilberto Rodrigues Leal, enlevé le 20 novembre 2012 dans l'ouest du Mali. L'Élysée, qui n'a pas confirmé l'information, a assuré que tout serait fait pour "connaître la vérité".

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Le Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) a annoncé, mardi 22 avril, le décès de l'otage français Gilberto Rodrigues Leal, enlevé au Mali le 20 novembre 2012. Une information que Paris n'a pas confirmée. "Il y a en effet tout lieu de penser que notre compatriote est décédé depuis plusieurs semaines du fait des conditions de sa détention", a fait savoir François Hollande dans un communiqué.

Le président de la République a, en outre, "renouvelé sa solidarité la plus attristée à la famille et aux proches de Gilberto Rodrigues Leal" et promis que "la France fera tout pour connaître la vérité sur ce qui est arrivé à Gilberto".

"Nous annonçons la mort de Rodrigues. Il est mort, parce que la France est notre ennemie"

Depuis plusieurs jours, le Quai d’Orsay s’était montré "très inquiet" sur le sort du retraité enlevé dans l'ouest du Mali en 2012. "Cela fait longtemps que nous n'avons pas eu de nouvelles" avait ainsi déclaré, dimanche 20 avril, Laurent Fabius dans l'émission "Le Grand rendez-vous" d'iTélé, Europe 1, "Le Monde".

Gilberto Rodrigues Leal était un peu l’otage oublié, celui dont les médias parlaient peu. Son enlèvement avait été revendiqué le 22 novembre, soit deux jours après son kidnapping, par les islamistes du Mujao, un allié d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Gilberto Rodrigues Leal était un touriste venu en Afrique de l’Ouest pour passer "l’hiver au soleil". Il circulait dans un camping-car venant de Mauritanie et voulait rejoindre le Togo.

Selon RFI, il aurait franchi la frontière mauritano-malienne en voiture vers 11 heures du matin, le mardi 20 novembre, au poste frontière de Gogui, au sud de Koubeni. C’est en arrivant à Diéma – carrefour incontournable pour les voyageurs de la région – que des témoins l’ont aperçu pour la dernière fois.

"Dans sa voiture, il y avait un lit. Il me semble qu’il dormait là", avait expliqué un homme à la radio. Sa sœur Irène avait entendu pour la dernière fois le son de sa voix le 20 novembre. "Je lui ai parlé sur Skype jusqu’à 20 heures", avait-elle confié en juillet 2013 au quotidien "Midi Libre". Il lui avait dit de ne pas s’inquiéter, qu’il allait partir dans quelques jours et que ce serait son dernier voyage au Mali. "Si ça ne va pas, je ferai demi-tour", lui avait-il promis avant de raccrocher.

Mais en début de soirée, alors que Gilberto discutait dans un cybercafé, des hommes enturbannés l'ont forcé à les suivre.

Ancien éducateur à la retraite

Depuis, la France n’a presque plus eu de nouvelles de l’otage. Seule une vidéo datant du 26 novembre 2013 et diffusée par les ravisseurs, prouvait que Gilberto Rodrigues Leal était bien vivant. Le Français y appelait le gouvernement français à "répondre rapidement aux revendications du Mujao". Et puis, plus rien. La famille de l’otage, qui s’était toujours montrée très discrète et qui s’était peu adressée aux médias, tentait de garder espoir.

Elle rappelait surtout que Gilberto, ancien éducateur spécialisé à la retraite, n’était pas une tête brûlée. "Mon frère a été enlevé dans une zone qui n’était pas classée comme dangereuse par les autorités françaises", soulignait David Rodrigues Leal au journal "20 Minutes". "Ce n'était pas un farfelu", précisait également sa sœur. Comme l’année précédente, il était parti seul pour rejoindre le Togo "les bras chargés d’affaires scolaires et de pansements pour les enfants". 

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