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Gilberto Rodrigues Leal, un retraité passionné de voyages

AFP

Le Français Gilberto Rodrigues Leal, dont la mort a été annoncée par le Mujao, arpentait l'Afrique à bord de son camping-car lorsqu’il a été enlevé en novembre 2012. L’homme, un ancien éducateur spécialisé, profitait de sa retraite pour voyager.

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L'otage français Gilberto Rodrigues Leal, 62 ans, dont la mort a été annoncée mardi par le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), était un féru de voyages, à la fois discret et passionné.

Ce retraité originaire d'un petit village de Lozère, Barnassac, circulait dans son camping-car en provenance de Mauritanie lorsqu’il a été enlevé, le 20 novembre 2012, par au moins six hommes armés dans l'ouest du Mali, près des frontières avec le Sénégal et la Mauritanie.

Gilberto Rodrigues Leal, ancien éducateur spécialisé, aimait arpenter le monde à bord de son véhicule, un robuste Peugeot J5, qu’il avait entièrement aménagé, en prévision de ses voyages à venir. Le garagiste de Barnassac se souvient en souriant de l’homme, ainsi que d'un "petit groupe de passionnés" qui "n'hésitent pas à faire des centaines de kilomètres pour trouver une bonne pièce d'occasion". L’un de ces hommes avait d'ailleurs effectué un voyage comparable à celui de Gilberto Rodrigues Leal, mais lui "avait choisi de faire un détour de plus de 1 000 km pour éviter cette zone" (celle où il a été enlevé, NDLR), raconte le garagiste.

Pas une tête brûlée

Ses voyages, Gilberto Rodrigues Leal les préparait minutieusement, assis au chaud à la table d'un petit café de Barnassac. C'est à cette table qu'il avait préparé son périple africain, celui qui l'avait mené de la Mauritanie au Mali.

Sutout, Gilberto Rodrigues Leal n’était pas une tête brûlée, indiquait, il y a quelques mois, sa famille. "Mon frère a été enlevé dans une zone qui n’était pas classée comme dangereuse par les autorités françaises", avait expliqué David Rodrigues Leal au journal "20 Minutes". "Ce n'était pas un farfelu", avait également précisé sa sœur. Comme l’année précédente, il était parti seul pour rejoindre le Togo "les bras chargés d’affaires scolaires et de pansements pour les enfants".

Avec AFP

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