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FRANCE

Europe et austérité, cibles des défilés du 1er-Mai

AFP
5 mn

À quelques semaines des élections européennes du 25 mai, les traditionnels défilés du 1er-Mai se sont transformés en appels à aller voter. Pour le FN, le scrutin est un "rendez-vous crucial" pour "s’interroger sur l'Union européenne".

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Elle aborde le 1er-Mai en position de force. Alors que le gouvernement est largement impopulaire et que les élections européennes approchent, Marine Le Pen – dont le parti est donné au coude-à-coude avec l’UMP pour l'échéance du 25 mai – a appelé ses partisans à aller voter. "Ne me décevez pas et allez voter" pour les élections européennes, a-t-elle lancé place de l'Opéra, à Paris, devant ses partisans réunis pour le traditionnel défilé frontiste du 1er-Mai.

Marine Le Pen s'est exprimée devant 5 300 personnes, selon la préfecture de police, 20 000 selon le FN. "Faites votre devoir de patriote. C'est un rendez-vous crucial, beaucoup plus qu'il n'y paraît. C'est le moment de s'interroger sur l'Union européenne" et "de dire stop !", a-t-elle exhorté dans un discours de trois quarts d'heure prononcé sous une pluie battante.

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Cognant contre l'UE et l'"UMPS", Marine Le Pen a donné à ces élections européennes un enjeu tout aussi national qu'européen: "Si le peuple français nous place en tête, le président de la République ne pourra pas ignorer le rejet de la construction européenne qui se sera exprimé".

Les sondages placent le FN loin devant le PS, et Marine Le Pen répète sans arrêt son intention d'arriver première au soir du 25 mai pour pouvoir proclamer que son parti est "le premier parti de France".

Un peu avant, Marine Le Pen avait déposé avec son père, Jean-Marie Le Pen, une gerbe au pied de la statue de Jeanne d'Arc. Le départ du cortège a été légèrement perturbé par des membres des Femen, qui ont surgi seins nus. L'une d'elles avait écrit le slogan "épidémie fasciste" sur sa poitrine nue, tandis que l'autre criait "stop à l'union fasciste". Une autre militante a été évacuée plus tard alors qu'elle manifestait pendant le discours de Marine Le Pen.

Les syndicats défilent en ordre dispersé

Du côté des syndicats, les défilés battent le pavé en ordre dispersé à Paris. La CGT et FO défilent ensemble contre la politique "d’austérité" du gouvernement – de la place de la Bastille à Nation - tandis que la CFDT et l’UNSA font bande à part. Ces deux derniers axent - à l’instar du FN – leur défilé sous le thème de l’Europe. "Nous voulons dire que certes, les politiques menées en Europe posent problème mais que l'Europe peut être une solution", a lancé Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, qui dit "craindre le rejet de l'Europe, comme le fait notamment l'extrême droite". Après cinq années de défilés unitaires sous l'ère Sarkozy, la CGT et la CFDT avaient déjà célébré la Fête du Travail chacune de leur côté l'année dernière.

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Ce 1er-Mai est aussi l'occasion d'un bilan de deux ans de présidence Hollande, "des années difficiles pour les Français, qui succèdent à dix années difficiles", a commenté Laurent Berger. Dans les grandes villes françaises, d’autres défilés ont eu lieu dans la matinée avec en mot d'ordre le refus de l'austérité : à Lille un cortège hétéroclite a rassemblé de 800 à 1 200 personnes (salariés, intermittents, sans papiers) accompagné d'une fanfare.

À Lyon, le 1er-Mai a réuni un millier de personnes environ jusqu'à la place Bellecour, invitées à acheter les "muguets des communistes". De leur côté, Jean-Claude Mailly et FO étaient rassemblés dans le quartier de La Croix-Rousse, comme chaque année, devant la plaque commémorant la mémoire des Canuts, en souvenir de la révolte de ces ouvriers de la soie dans les années 1830.

À Toulouse, la CGT a revendiqué 6 000 manifestants (2 800 selon la police). À Bordeaux, entre 4 000 et 10 000 personnes étaient dans la rue, davantage qu'en 2013. "Cela ne peut plus durer, ça va péter", scandaient les manifestants. Particularité locale à Strasbourg où, à l'inverse des autres villes, la CGT et la CFDT faisaient cortège commun pour défendre le régime local d'assurance maladie.

Mais les syndicats peinent à convaincre. À peine un tiers des Français (32%) leur font confiance, selon un sondage Ifop publié à l'occasion du 1er-Mai.

Avec AFP

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