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ÉTATS-UNIS

Ukraine : Washington menace de "saigner" l'économie russe

AFP
4 mn

Alors que les affrontements entre l'armée ukrainienne et les séparatistes se multiplient dans l'est du pays, Washington a menacé jeudi de "saigner" l'économie russe si Moscou entrave la tenue du scrutin présidentiel en Ukraine prévu le 25 mai.

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Washington durcit le ton. Les Américains ont menacé jeudi 15 mai de "saigner" l'économie russe déjà mal en point à coups de nouvelles sanctions si la Russie cherchait à empêcher la tenue en Ukraine du scrutin présidentiel du 25 mai, crucial pour l'avenir du pays.

Les menaces des Occidentaux interviennent alors que les affrontements entre l'armée ukrainienne et les séparatistes armés se multiplient dans l'est de l'Ukraine près d'un mois après le lancement d'une opération "antiterroriste" qui visait à rétablir le contrôle de Kiev sur les régions sécessionnistes.

Dans ce contexte de tensions accrues, un navire de reconnaissance français est entré jeudi dans la mer Noire, renforçant la présence internationale dans la région, a indiqué à l'AFP une source diplomatique.

Sur le terrain, les insurgés pro-russes continuent d'étendre leur contrôle, comme à Antratsyt, dans la région de Lougansk, où une mairie de quartier est tombée jeudi aux mains de dizaines d'insurgés armés, selon un journaliste de l'AFP sur place.

Contrôlée en grande partie par les insurgés armés pro-russes, la région de Donetsk avec celle voisine de Lougansk ont proclamé leur "souveraineté" à l'issue d'un référendum séparatiste, dimanche 11 mai, dénoncé comme "illégal" par Kiev et les Occidentaux.

Dans la région de Sloviansk, l'armée ukrainienne a installé des postes de contrôle appuyés par des chars, des hélicoptères et des équipements de défense anti-aérienne afin d'isoler la ville de Sloviansk toujours sous le contrôle des insurgés pro-russes.

Signe que la région échappe de plus en plus au contrôle de Kiev, seulement un tiers des électeurs sont prêts à participer à la présidentielle, selon les derniers sondages.

"Nous pouvons faire beaucoup de choses pour créer ce saignement"

À Londres, un responsable américain a évoqué la possibilité de nouvelles sanctions économiques contre Moscou. Les premières séries de sanctions économiques prises par Washington et Bruxelles contre Moscou visaient "à faire usage du scalpel plutôt que du marteau", a déclaré ce responsable sous couvert d'anonymat.

Mais "nous pouvons faire beaucoup de choses pour créer ce saignement", a-t-il ajouté après une rencontre à Londres entre le secrétaire d'État américain John Kerry et ses homologues britannique, français, allemand et italien.

Américains et Européens travaillent à "envoyer un message aux séparatistes pro-russes et à Moscou pour leur dire que toute tentative d'empêcher les élections provoquera une nouvelle série de dommages pour la Russie, y compris des sanctions par secteur économique", a prévenu ce haut responsable, rappelant les "vulnérabilités" de l'économie russe.

Depuis le début de la crise ukrainienne, qui a donné lieu à la pire confrontation entre l'Occident et la Russie depuis la chute de l'URSS en 1991, Washington et Bruxelles ont pris des sanctions diplomatiques et économiques sans précédent contre des sociétés et des dizaines de personnalités russes.

La présidentielle du 25 mai, convoquée après la destitution en février de Viktor Ianoukovitch, est jugée "cruciale" par les Occidentaux pour sortir de la crise.

La Russie en a longtemps rejeté le principe avant que le maître du Kremlin, Vladimir Poutine, adoucisse le ton estimant que le scrutin pourrait effectivement aller "dans le bon sens".

Avec AFP

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