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TUNISIE

L'ancien directeur de la sécurité de Ben Ali libéré de prison

AFP
3 mn

Ali Seriatia, l'homme-clé du système Ben Ali, chargé de la sécurité présidentielle est sorti de prison samedi. L'ancien détenu a été poursuivi par la justice tunisienne pour "complot contre la sûreté intérieure de l'État".

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L’ancien directeur de la sécurité présidentielle tunisienne, Ali Seriatia, accusé d'avoir facilité la fuite du président déchu Zine El Abidine Ben Ali en janvier 2011, est désormais libre. "Ali Seriati est sorti aujourd'hui à 6 heures (05H00 GMT) de la prison de Mornaguia (près de Tunis) et il est rentré chez lui", a affirmé, samedi 17 mai, à l'AFP son frère Youssef Seriati.

Aujourd'hui âgé de 74 ans, Ali Seriati avait été arrêté le jour de la fuite de Ben Ali en Arabie saoudite, le 14 janvier 2011, à la suite d'un soulèvement populaire sans précédent dans l'histoire de la Tunisie.

Il a ensuite été poursuivi par la justice tunisienne pour "complot contre la sûreté intérieure de l'État", "incitation à s'armer, à commettre des crimes et à provoquer le désordre sur le territoire tunisien" et complicité de falsification de passeports pour aider Ben Ali et sa famille à fuir. Il a été acquitté dans cette affaire en août 2011.

Un personnage de premier plan

Cet homme-clé du système Ben Ali avait été condamné en juillet 2012 à 20 ans de prison par le tribunal militaire de Tunis dans l'affaire dite "des martyrs et blessés de la révolution" du grand Tunis, la répression de manifestations ayant fait des dizaines de victimes. Sa peine a été réduite à trois ans début avril 2014 après la requalification des faits en "non-assistance à une personne en danger".

Dans une interview accordée à l'AFP juste après son arrestation en 2011, Ali Seriati avait affirmé qu'il avait "poussé Ben Ali à quitter le pays pour épargner un bain de sang à la Tunisie".

M. Seriati avait par ailleurs bénéficié d'un non lieu dans l'affaire de la répression sanglante de manifestations dans la région de Thala et Kasserine (centre-ouest), dans la foulée de la révolution.

D'autres hauts responsables de l'ère Ben Ali ont vu leurs condamnations réduites en appel récemment, des verdicts jugés cléments et vivement critiqués par la classe politique et l'opinion publique.
 

Avec AFP

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