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TÉLÉVISION

AT&T dépense 35 milliards d'euros pour acheter DirecTV

AFP
3 mn

L'opérateur télécom américain AT&T met la main sur le spécialiste de la télévision par satellite DirecTV pour 35,4 milliards d'euros. Cette opération confirme le grand chamboulement du paysage audiovisuel aux États-Unis.

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Le paysage audiovisuel change à toute vitesse aux États-Unis. L'opérateur télécom AT&T a confirmé, dimanche 18 mai, le rachat pour 48,5 milliards de dollars (35,4 milliards d'euros) du numéro 1 américain de la télévision par satellite DirecTV. Une méga-acquisition qui suit de quelques semaines, l'OPA de 45 milliards de dollars (33 milliards d'euros) lancée par le câblo-opérateur Comcast sur l'empire Time Warner.

Pour AT&T, cette opération est l'occasion de mettre la main sur les 20 millions de clients de DirecTV. Un vivier potentiel de futurs clients pour ses offres "quadruple-play" (télévision, internet, téléphonie fixe et mobile). "Nous pouvons enfin donner corps à la vision que nous avions, à savoir de pouvoir offrir des contenus premium sur de multiples supports, qu'il s'agisse des smartphones, tablettes, télévisions ou écrans d'ordinateurs", a déclaré le directeur général d'ATT, Randall Stephenson, lors d'une conférence téléphonique après l'annonce de l'OPA amicale.

Bonne affaire pour Warren Buffet

Pour DirecTV, c'est le quatrième changement de propriétaire en 20 ans. Depuis 1994, le groupe a appartenu, successivement, à General Electric, Rupert Murdoch, Liberty Media et enfin à Berkshire Hathaway, la société d'investissement de Warren Buffet.

Le célèbre milliardaire américain réalise ainsi une belle affaire avec cette OPA. L'action de DirecTV, dopée par les spéculations de rachat, a connu une hausse de 25 % depuis le début de l'année.

Reste que l'intérêt industriel de cette opération ne fait pas l'unanimité. AT&T et DirecTV ont beau souligner la complémentarité de leurs activités, les analystes sont loin d'être convaincus qu'un pari sur la télévision par satellite soit un bon investissement pour le futur. Aux États-Unis, les abonnements sont, en effet, en phase de ralentissement alors que la télévision par internet connaît, quant à elle, une forte progression.

Avec Reuters

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