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SYRIE

L'armée brise le siège de la prison d'Alep imposé par les rebelles

AFP | La prison centrale d'Alep
3 mn

L'armée syrienne a brisé le siège de la prison centrale d'Alep que les rebelles tenaient depuis plus d'un an. Une avancée significative dans le nord de l'ancien poumon économique de la Syrie, qui coupe une voie de ravitaillement des rebelles.

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L'armée syrienne a brisé jeudi 22 mai le siège imposé depuis plus d'un an par les rebelles à la prison centrale d'Alep, dans le nord de la Syrie. L'information a été confirmée par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Après près de 13 mois de siège imposé par le Front Al-Nosra, branche syrienne d'Al-Qaïda, et des brigades islamistes rebelles, les forces de l'armée régulière soutenues par des combattants pro-régime sont parvenues à briser le siège de la prison centrale d'Alep", a déclaré à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Il a précisé que des blindés étaient "entrés ce matin dans l'enceinte de la prison" et que "des tirs intenses étaient entendus à l'intérieur célébrant l'arrivée des forces régulières".

Une importante voie de ravitaillement des rebelles coupée

Cette avancée significative de l'armée syrienne dans le secteur de la prison, située dans le nord d'Alep, a permis "de couper une voie de ravitaillement essentielle aux combattants rebelles --dans le nord-est de la ville--, entre les secteurs qu'ils contrôlent et la frontière turque".

Les insurgés qui encerclaient depuis avril 2013 la prison, véritable forteresse construite au début des années 1960, depuis plusieurs mois, affirmaient vouloir libérer les quelque 3 500 détenus qui s'y trouvent dans de très mauvaises conditions.

La prison était défendue pendant le siège de l'intérieur par des soldats des forces gouvernementales. Début février, un groupe de rebelles avait lancé une importante offensive contre la prison et pris le contrôle de l'immense complexe, avant d'en être chassé partiellement par des raids aériens.

La prison comptait près de 4 000 détenus avant le siège, dont des islamistes. Les mauvaises conditions humanitaires et les bombardements sur le secteur ont causé la mort de quelque 600 prisonniers, selon l'OSDH.

Avec AFP

 

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