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UKRAINE

À l’approche de la présidentielle, l’armée ukrainienne essuie de lourdes pertes

Des séparatistes pro-russes dans l'Est
Des séparatistes pro-russes dans l'Est AFP
3 mn

Les séparatistes pro-russes ont infligé de lourdes pertes à l'armée ukrainienne, en tuant 17 militaires lors de deux attaques en 24 heures. Un coup dur pour l'armée à trois jours de l'élection présidentielle.

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Au moins 17 soldats ukrainiens ont été tués ces dernières 24 heures dans des attaques perpétrées par des séparatistes russes dans l'est de l'Ukraine, selon un nouveau bilan établi à partir des informations des autorités de Kiev.

Parmi eux, treize ont péri dans une attaque à la grenade et au mortier près de Volnovakha, dans la région de Donetsk, selon le président par intérim Olexandr Tourtchinov, cité par l'agence Interfax. L'attaque s’est produite dans la nuit à un barrage de contrôle tenu par l'armée ukrainienne. Un autre soldat a été tué dans une attaque séparée contre son convoi dans la région de Lougansk, selon le ministère ukrainien de la Défense.

Des "problèmes" attendus lors du scrutin de dimanche

Ces affrontements entre séparatistes pro-russes et militaires, qui ont également fait une vingtaine de blessés, interviennent à 72 heures d'un scrutin crucial pour l'avenir du pays après six mois de crise politique.

Pour assurer le bon déroulement du scrutin, Kiev a annoncé le déploiement de 55 000 policiers et 20 000 volontaires. Les séparatistes ont en effet promis d'empêcher le déroulement du scrutin dans l'Est, où près de 2 millions d'électeurs pourraient avoir des difficultés à voter.

Le chef du conseil de sécurité nationale et de défense Andriï Paroubiï a reconnu jeudi qu'il "y aurait des problèmes" dans l'organisation du scrutin dans les chefs-lieux régionaux de Donetsk et de Lougansk ainsi qu'à Sloviansk, bastion des insurgés.

Désescalade du côté russe ?

Toutefois - léger signe d’apaisement - l'Otan a annoncé observer des mouvements de troupes russes qui "pourraient suggérer" un retrait partiel des troupes russes massées le long de la frontière avec l'Ukraine. "J'espère qu'il s'agit du début d'un retrait complet et réel", a déclaré le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen.

Le ministère russe de la Défense a indiqué jeudi avoir expédié la veille vers leurs lieux de garnison quatre convois ferroviaires de blindés et d'armements, et 15 avions transportant des soldats, dans le cadre du retrait de ses forces de la zone frontalière avec l'Ukraine.

"La Russie envoie des signaux pour exprimer dans une certaine mesure sa bonne volonté pour accepter l'élection et œuvrer à la désescalade", a estimé jeudi Wolfgang Ischinger, représentant de l'OSCE aux "tables rondes" organisées en Ukraine pour calmer les tensions.

La crise ukrainienne, née fin 2013 d'un mouvement de contestation à Kiev de l'autorité de l'ex-président Viktor Ianoukovitch, suivi d'un rattachement de la Crimée à la Russie et du déclenchement d'une insurrection armée dans l'Est, a consacré le retour des ambitions de la Russie sur la scène internationale et ouvert une période durable de confrontation entre Russes et Occidentaux.

Avec AFP et Reuters

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