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Arbitrage Tapie : l'ex-ministre de l'Intérieur Claude Guéant placé en garde à vue

AFP

L'ancien secrétaire général de l'Élysée, Claude Guéant, répond lundi aux questions des policiers de la brigade financière. L'enquête porte sur les soupçons d'arbitrage truqué dans l'affaire opposant Bernard Tapie à l'ex-Crédit lyonnais en 2008.

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Claude Guéant, a pris le chemin de la brigade financière de la PJ parisienne. L'ancien secrétaire général de l’Élysée, a été placé en garde à vue lundi matin dans l'enquête sur l'arbitrage controversé dont a bénéficié Bernard Tapie dans son litige avec le Crédit Lyonnais sur la revente d'Adidas, a appris l'AFP de source judiciaire.

Les enquêteurs devraient interroger leur ancien patron à l'Intérieur sur son rôle dans la décision de recourir à l'arbitrage, dans celle de ne pas contester la sentence, et dans la fiscalité jugée avantageuse appliquée à l'indemnité de plus de 400 millions d'euros octroyée à Bernard Tapie en 2008.

Selon une enquête publiée en septembre 2013 par "Libération", il "a été le destinataire de nombreuses demandes d'intervention de Bernard Tapie depuis 2005", lorsqu'il officiait sous les ordres du ministre de l'Intérieur puis du président Sarkozy. Les juges estiment, pour leur part, que "les investigations ont confirmé son implication personnelle dans le suivi du dossier", ajoutait le quotidien.

Un simple rôle de facteur ?

Claude Guéant avait auparavant clamé son innocence. "L'Élysée était au courant mais c'est le ministère des Finances qui a décidé." Pour Bernard Tapie, Claude Guéant a joué un simple rôle de facteur.

En avril dernier, deux des juges-arbitres qui ont tranché en faveur de l'homme d'affaires, l'ex-président du Conseil constitutionnel Pierre Mazeaud et l'avocat Jean-Denis Bredin, ont été placés sous le statut de témoin assisté.

Le troisième, Pierre Estoup, a été mis en examen en mai 2013 pour escroquerie en bande organisée. Bernard Tapie et deux autres personnes sont également mis en examen du même chef.

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a pour sa part, été placée sous le statut de témoin assisté dans le volet de l'affaire porté devant la Cour de justice de la République, seule compétente pour juger les délits commis par des membres de gouvernement dans l'exercice de leurs fonctions.

En juillet 2008, le tribunal arbitral a condamné le CDR, structure créée en 1995 pour gérer le passif du Crédit Lyonnais après sa quasi-faillite, à verser à Bernard Tapie 285 millions d'euros d'indemnités, dont 45 millions à titre de préjudice moral (403 millions d'euros avec les intérêts).

Avec AFP et Reuters

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