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FRANCE

Affaire Bygmalion : Copé joue sa survie à la tête de l’UMP

AFP Jean-François Copé et François Fillon (en second plan), le 5 mars 2014.
3 mn

Les ténors de l'UMP se réunissent mardi matin pour tenter de dénouer l'une des plus graves crises de l'UMP et décider du sort de son président, Jean-François Copé. François Fillon lui a déjà a demandé de "se mettre en réserve" du parti.

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Alors que les perquisitions s’achèvent à peine dans les locaux de l’UMP et de Bygmalion, les ténors de l’UMP se réunissent mardi matin dans une atmosphère tendue pour décider de l’avenir de leur parti et de son président, Jean-François Copé, mis en cause dans l’affaire Bygmalion.

"Jean-François Copé avait promis la transparence sur l’affaire Bygmalion après les européennes, mais après les révélations d’hier, il va devoir s’expliquer et convaincre. Les ténors de l’UMP veulent des réponses", explique Clovis Casali, envoyé spécial de FRANCE 24 à l’Élysée."L’UMP est à nouveau plongée dans une crise de gouvernance, d’autorité".
 
La question de son éventuelle démission de la présidence de l'UMP est sur toutes les lèvres au lendemain d'une journée qui a fait l’effet d’une bombe dans les cénacles de la droite française, et ébranlé un peu plus le parti après la gifle des européennes où il a terminé derrière le FN.
 
La bombe Bygmalion
 
Bygmalion, société de communication fondée par deux proches de Jean-François Copé, a commencé par des soupçons de favoritisme avant d’enfler pour finalement atteindre Nicolas Sarkozy.  L'affaire Bygmalion, "c'est l'affaire des comptes de campagne de Sarkozy", a accusé lundi l'avocat de cette agence, Me Patrick Maisonneuve, parlant de "fausses factures".

À lire aussi sur FRANCE 24 : Les amis de Copé ont-ils puisé dans les caisses de l'UMP? 

Quelques heures après ces accusations, c’est l'ex-directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, Jérôme Lavrilleux, qui admet, en direct sur BFM-TV, des "dérapages". "Il y a eu des factures présentées à l'UMP qui correspondaient à des dépenses faites pour la campagne" du chef de l'État sortant, a reconnu, les larmes aux yeux, ce proche de Jean-François Copé, tout juste élu député européen dans le Nord-Ouest – ce qui lui confère une immunité, dont il a affirmé qu’il ne jouirait pas.
 
Puis, dans la soirée, nouveau coup de théâtre : l'ex-trésorier de campagne de Nicolas Sarkozy, Philippe Briand a apporté un démenti à ces accusations. Il déclare avoir écouté "avec consternation les déclarations" de Me Patrick Maisonneuve et assure qu'"il n'a jamais été demandé d'imputer des dépenses sur le compte de l'UMP". 

>> À lire aussi sur FRANCE 24 : L'ex-directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy admet des "dérapages"

 
Les fillonistes en embuscade
 
La partie promet d'être difficile mardi pour Jean-François Copé.  Son grand rival, François Fillon, lui a d'emblée demandé de "se mettre en réserve" du parti "pendant la durée de l'enquête" judiciaire autour de l'affaire Bygmalion, faute de quoi il se retirerait de la direction de l'UMP. "Je ne saurais cautionner une gestion qui conduit inexorablement à notre disparition", a déclaré mardi François Fillon, devant le bureau politique de l'UMP à l'Assemblée. 
 
L'ancien Premier ministre avait rassemblé une dizaine de parlementaires lundi soir pendant une heure et demie, pour mettre au point leur plan de bataille. Depuis, les invitations à la démission ont fusé. Invité d'i>Télé mardi, Éric Ciotti, ancien directeur de campagne de François Fillon pendant la campagne interne à l'UMP, a appelé Copé à quitter son poste. Lundi soir, Jean-Pierre Raffarin faisait implicitement de même, en suggérant la mise en place d'un "conseil d'éthique et de gouvernance" désigné par le bureau politique. Alain Juppé a prôné sur son blog un "congrès refondateur".
 
Les fillonistes demandent la mise en place d'une nouvelle direction collégiale autour des anciens Premiers ministres : François Fillon, Jean-Pierre Raffarin et Alain Juppé. Une direction provisoire en attendant un congrès dès l'automne prochain, un an plus tôt que prévu. De leurs côtés, Nathalie Kosciusko-Morizet et Christian Estrosi appellent, sur les réseaux sociaux, les militants à tenir bon en cette "période de turbulences". 

 

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