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Yingluck Shinawatra libérée, un ex-ministre interpellé par la junte

NICOLAS ASFOURI / AFP - Interpellation de Chaturon Chaisong, ex-ministre thaïlandais de l'Éducation

La junte militaire, qui s'est emparée du pouvoir en Thaïlande le 21 mai, a finalement relâché, quatre jours après son interpellation, l'ex-Premier ministre Yingluck Shinawatra. Au même moment, un ministre déchu a été arrêté devant des journalistes.

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L'ex-Premier ministre thaïlandaise, Yingluck Shinawatra, détenue par l'armée depuis quatre jours dans un lieu tenu secret, a été "relâchée", a annoncé mardi la junte au pouvoir en Thaïlande.

Yingluck Shinawatra, qui avait été convoqué par la junte avec quelque 200 personnalités vendredi dernier, a assuré qu'elle "allait bien". "Elle est rentrée chez elle", a annoncé le porte-parole de la junte, Winthai Suvaree.

Convoqué par les militaires, Chaturon Chaisong, ministre de l'Éducation du gouvernement renversé, a été interpellé au même moment par des soldats en uniforme sous les yeux de dizaines de journalistes. Il était en plein briefing au Club des correspondants de la presse étrangère à Bangkok. 

Chaturon Chaisong avait refusé de se présenter à la junte pour des raisons de "conscience", a-t-il expliqué aux journalistes juste avant d'être emmené. "Je n'ai aucune intention de m'échapper, de résister ou de partir me cacher pour me battre. Je serai prêt à être arrêté le moment venu", a-t-il ajouté, dénonçant le coup d'État et appelant au retour de la démocratie.

Les manifestants défient la loi martiale

La junte a indiqué qu'elle pourrait détenir pendant sept jours ceux qui se présenteraient à leur convocation, une mesure en conformité avec la loi martiale imposée le 20 mai. L’armée s’est emparée du pouvoir dès le lendemain, justifiant ce nouveau coup d’État par la nécessité de rétablir l’ordre après six mois de contestation politique et de procéder à des réformes institutionnelles.

Plusieurs centaines de manifestants ont défié la loi martiale lundi 26 mai en manifestant comme à leur habitude, devant le monument de la Victoire, à Bangkok, pour dénoncer le coup d’État et appeler à des élections. Ils sont passibles de cour martiale, avec au maximum deux ans de prison et 40 000 bahts (900 euros) d'amende à la clé.

Avec AFP et Reuters

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