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Khartoum dément la libération prochaine de la chrétienne condamnée à mort

AFP

Khartoum a nié, dimanche, la libération prochaine d'une Soudanaise de 27 ans, condamnée à mort pour avoir renié l'islam, comme le suggéraient des articles de presse publiés la veille. Sa condamnation avait provoqué un tollé à l'étranger.

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Meriam Yahia Ibrahim Ishag, la jeune chrétienne soudanaise, condamnée à mort pour apostasie, ne sortira pas de prison dans les prochains jours. C’est, en substance, ce qu’ont déclaré les autorités soudanaises, dimanche 1er juin, après la publication de plusieurs articles suggérant la prochaine libération de la jeune femme.

La veille, plusieurs dépêches avaient rapporté des propos d’un responsable au ministère soudanais des Affaires étrangères Abdallah al-Azraq : "La femme sera libérée dans les prochains jours selon les procédures légales qui seront prises par le pouvoir judiciaire et le ministre de la Justice".

Dimanche 1er juin , Khartoum a assuré que ces déclarations avaient été "sorties de leur contexte". La libération de Meriam Yahia Ibrahim Ishag dépendra, précisent les autorités, du fait qu’une cour accepte de recevoir un appel déposé par ses avocats : "Ce qu’a dit M. Azraq aux médias est en fait que l’équipe de défense de la citoyenne concernée avait fait appel du verdict […] et que si la cour d’appel jugeait en sa faveur, elle serait libérée".

Apostasie et adultère

"Le gouvernement n’interfère pas dans le travail de la justice parce que c’est une institution indépendante", ajoute le communiqué du gouvernement.

Dimanche, ni le mari de la jeune femme, ni le porte-parole du ministre soudanais des Affaires étrangères, Abubakar Al-Sidik, n’avaient été informés d'une éventuelle relaxe.  "On ne m'a rien dit au sujet d'une libération imminente", a assuré l'époux de Meriam Yahia Ibrahim Ishag, à la chaîne britannique CNN.

La jeune chrétienne soudanaise de 27 ans, a été condamnée à mort le 15 mai pour apostasie, c'est-à-dire pour avoir renié la religion musulmane. Une accusation qu’elle nie, ayant été uniquement élevée par sa mère chrétienne. Mariée à un orthodoxe, elle a également été accusée d’adultère et été condamnée à 100 coups de fouet. Selon l'interprétation soudanaise de la charia (loi islamique), une musulmane ne peut épouser un non-musulman, et toute union de ce type est considérée comme un "adultère".

Emprisonnée avec son fils de 20 mois, la jeune femme a donné naissance, le 27 mai en prison, à une petite fille. Le sort cette Soudanaise avait provoqué une onde de choc à travers le monde.

Avec AFP

 

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