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D-Day : "Rester vivant, c'était le principal"

Raymond Defer

À la veille de la commémoration du 70e anniversaire du débarquement, le ministre des anciens combattants Kader Arif a rencontré un para du D-Day au parcours incroyable, le Franco-Américain Raymond Defer.

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Un ancien combattant du Jour J, Raymond Defer, aux côtés d’un fils de tirailleur algérien devenu ministre de la République, Kader Arif. Le tableau n'est pas commun. À quelques heures des cérémonies des 70 ans du Débarquement, Kader Arif n'a pas résisté à la tentation de discuter avec un para du D-day au destin hors norme.

"Cette histoire singulière absolument fabuleuse de monsieur Defer est pour moi  quelque chose que je ne pouvais même pas imaginer dans ma réalité, non seulement d'homme, mais aussi de ministre. Un Franco-Américain, un Français né sur le territoire national, est devenu citoyen américain par son engagement au sein de la 101e Airborne qui représente, pour des gens de ma génération, un mythe", explique le ministre des Anciens combattants.

Raymond Defer a 19 ans lorsque l'Amérique de Roosevelt entre en guerre. Pour le jeune français immigré aux États-Unis, c'est une opportunité unique de participer à l'histoire : "Je voulais être dans l'armée pour pouvoir aider à libérer la France. Ils ne voulaient pas m'embaucher parce que je n'étais pas américain. J'avais écris une lettre au président pour qu'il m'accepte".

Le Français obtient rapidement le "go" de l'administration Roosevelt. Raymond sera parachutiste de la bientôt légendaire 101e division aéroportée. Raymond est l'infirmier de sa compagnie. La nuit du 5 au 6 juin, au-dessus de la ville de Carentan honneur au "Frenchy". Il est le premier à sauter de son avion. "En ce temps-là, on ne pense pas à grand-chose, c'était juste penser à ce qu'il y avait à faire, sauter, et puis essayer de rester vivant. C’était le principal", se souvient le vieil homme.

Après la Normandie, il participe à la terrible bataille de Bastogne, l'opération Market Garden en Hollande, et puis à la percée jusqu'en Allemagne. De toute sa section, Raymond Defer est le dernier à rester debout : "Je crois que les gens n'ont rien compris des guerres. Je ne comprends pas pourquoi le monde ne peut pas rester en paix sans se battre tout le temps. Ce n’est pas une bonne chose pour moi, la guerre, et toutes ces choses qui arrivent dans le monde en ce moment. C'est fou".

Soixante-dix ans après, l'opération Overlord laisse l'image d'une incroyable épopée libératrice. Mais pour Raymond Defer, la chance de sa vie n'a pas été d'y participer, mais tout simplement, d'y avoir survécu.

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