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Bogota et Farc se mettent d'accord sur le droit des victimes du conflit

Raul ARBOLEDA/AFP - Portaits de victimes du conflit armé exposés par des associations de parents, à Medellin

À quelques jours du second tour de l'élection présidentielle en Colombie, les Farc et gouvernement se sont mis d'accord sur la question des victimes du conflit : ils reconnaissent leur responsabilité mutuelle et acceptent le droit à la réparation.

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Les pourparlers de paix avancent et commencent à porter leurs fruits en Colombie. La guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) et le gouvernement colombien se sont mis d'accord samedi 7 juin, à La Havane, pour établir les bases d'une commission vérité sur la délicate question des victimes du conflit armé. "Ce que nous annonçons aujourd'hui constitue un pas en avant historique visant à mettre les victimes au cœur du processus", a déclaré le chef de la délégation officielle, l'ex-vice-président Humberto de la Calle.


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La guérilla marxiste a non seulement accepté ses responsabilité dans le conflit, mais elle a reconnu le droit à la réparation des victimes. Une première pour ces guérilleros qui se considéraient eux-mêmes comme les victimes du conflit au début des pourparlers de paix qui se sont ouverts en novembre 2012, à La Havane. "Nous faisons nos premiers pas sur un terrain miné par les difficultés et d'énormes incompréhensions", a relevé le chef de la délégation des Farc, Ivan Marquez.
 
Le texte, qui a été rendu public samedi, est une déclaration de principe en dix points, comprenant : la reconnaissance de toutes les victimes du conflit et de la responsabilité des adversaires ; le respect des droits des victimes et de leur participation aux discussions ; la recherche de la vérité ; les réparations aux victimes et les garanties de protection et de sécurité. Un accord définitif devra ensuite être négocié.

Responsabilité mutuelle
 
La question de la vérité historique sera également abordée au cours des futures tractations, une exigence des Farc qui n’entendent pas assumer seuls la responsabilité de la guerre. L’État colombien semble l’avoir entendu : "Nous ne sommes pas venus négocier l’impunité des uns et des autres", dit le communiqué.
 
Les deux parties sont tombées d'accord sur des mécanismes visant à accélérer le processus de paix, notamment avec l'accueil d'une première délégation de victimes à la table des négociations à La Havane, "afin qu'elles présentent leurs propositions et leurs attentes".  La date de la prochaine série de négociations au cours de laquelle sera abordée la question des victimes n'a pas encore été fixée.
 
L’annonce de cette commission survient à quelques jours de l’élection présidentielle, qui prend l’allure d’un référendum pour la paix.  Les Forces armées révolutionnaires de Colombie ont d’ailleurs décrété une trêve de leurs actions armées pour le second tour de l'élection présidentielle le 15 juin, comme il l'avait déjà fait pour le premier.


Avec AFP 

 

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