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Sécurité au Sahel et économie au cœur de la visite de Fabius à Alger

AFP - Conférence de presse de Laurent Fabius lors de son arrivée dimanche 8 juin, à Alger

En visite officielle en Algérie, Laurent Fabius a salué le "rôle pacificateur" de ce pays dans le Nord-Mali. L'occasion aussi pour le chef de la diplomatie française d'affirmer que Paris voulait rester le premier partenaire économique de l’Algérie.

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Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, arrivé dimanche 8 juin à Alger pour une visite officielle de deux jours, a consacré sa journée de lundi aux questions économiques. Lors d’une rencontre avec le ministre algérien de l’Industrie Abdessalem Bouchouareb, il a notamment déclaré que Paris souhaitait rester le premier partenaire économique de l’Algérie.

"Sur le plan économique, il faut aller loin car la France tient à rester le premier partenaire économique de l'Algérie, qui n'est pas un marché mais bel et bien un partenaire", a insisté Laurent Fabius. accompagné d'une importante délégation, composée de parlementaires et d'une vingtaine d'hommes d'affaires. La France est le principal fournisseur de l'Algérie mais est talonnée de près par la Chine. C'est aussi le premier investisseur étranger dans le pays, hors-hydrocarbures. Après cette rencontre, le chef de la diplomatie française a été reçu par le président Abdelaziz Bouteflika.

"Le rôle pacificateur de l’Algérie"

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La journée de dimanche a en revanche été centrée sur la sécurité au Sahel et la lutte antiterroriste. Laurent Fabius a notamment salué le "rôle pacificateur" de l'Algérie au Mali.

 

"Le dialogue au Mali passe par trois canaux : la Cédéao [Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest], le représentant spécial IBK [le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta] et un canal, l'Algérie, dont l'efficacité est reconnue par les uns et les autres", a-t-il ainsi affirmé lors d'une conférence de presse.

Les principaux dirigeants de tous les mouvements du nord du Mali sont à Alger depuis le 5 juin pour des consultations "exploratoires", après l'accord de cessez-le-feu signé le 23 mai entre Bamako et les trois principaux groupes armés du nord du Mali contrôlant la ville de Kidal.

>> À lire : "Nord-Mali : les Touareg s'emparent de Kidal, une déroute pour IBK

"Il y a une série de groupes [du Nord] qui discutent à Alger d'une plateforme" qui sera soumise au gouvernement malien pour "faciliter la discussion et arriver à un accord", a ajouté Laurent Fabius, qui s'est rendu à Alger moins de trois semaines après la visite de son collègue de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Risque de contagion de la crise libyenne

Le ministre français a par ailleurs mis en garde contre les risques de contagion de la crise libyenne aux pays voisins. "Il faut arriver à une certaine stabilité dans ce pays. Il y a une difficulté. Il faut être attentif aux questions de sécurité. Il y a un risque sur les Libyens et les pays voisins" a-t-il dit.

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À son arrivée à l'aéroport d'Alger, Laurent Fabius a affirmé que la France et l'Algérie étaient "côte à côte dans la lutte contre le terrorisme" qui, selon lui, est un "problème qui nous concerne tous". De son côté, son homologue algérien, Ramtane Lamamra, a affirmé que l'Algérie avait déployé de "gros efforts" pour sécuriser ses vastes frontières et protéger le pays de la menace terroriste.

Pour ce déplacement qui comprend aussi un volet économique, le ministre français des Affaires étrangères est accompagné d'une importante délégation, composée de parlementaires et d'une vingtaine d'hommes d'affaires. La France est le principal fournisseur de l'Algérie mais est talonnée par la Chine. C'est aussi le premier investisseur étranger dans le pays, hors hydrocarbures.

Laurent Fabius doit être reçu lundi par le président Abdelaziz Bouteflika. Il doit aussi avoir des entretiens avec le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, et le ministre de l'Industrie, Abdesselam Bouchouareb.

Avec AFP

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