Accéder au contenu principal

Soudan du Sud : formation d’un gouvernement de transition d'ici deux mois

AFP / Riek Machar (à gauche) et Salva Kiir

Les principaux acteurs du conflit en cours au Soudan du Sud, Le président Salva Kiir et son adversaire Riek Machar, se sont entendus mardi pour former un gouvernement de transition dans les 60 jours. Les accords précédents n'ont jamais été respectés.

PUBLICITÉ

Une étape vers la réconciliation ? Le président du Soudan du Sud, Salva Kiir, et le chef de la rébellion, Riek Machar, ont fixé, mardi 10 juin, une date-butoir de 60 jours pour former un gouvernement de transition, a annoncé le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, qui présidait à une médiation régionale.

"Ils se sont mis d'accord pour achever le processus de dialogue d'ici 60 jours et sur le fait de savoir comment, quand, et avec qui former le gouvernement de transition", a déclaré le chef du gouvernement éthiopien, après une rencontre entre les deux belligérants. "Toute tentative de faire obstacle à la paix aura de grandes conséquences", a ajouté Hailemariam Desalegn.

De son côté, l'envoyé spécial américain au Soudan du Sud Donald Booth a déclaré que les pourparlers offraient "la dernière, chance aux belligérants pour prouver leur engagement à maintenir l'unité du pays et du peuple".

Des cessez-le-feu jamais respectés

Les négociations se tiennent dans le cadre de la médiation de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad), une organisation est-africaine. Lors de l'ouverture du sommet régional, Hailemariam Desalegn a dénoncé une "tendance croissante à poursuivre la guerre", et a critiqué les deux parties pour n'avoir pas respecté l'accord de cessez-le-feu.

Depuis leur ouverture en janvier, les pourparlers n'ont fait pratiquement aucun progrès. Le 9 mai à Adis Abeba, lors de leur première rencontre depuis le début du conflit, Salva Kiir et Riek Machar ont signé un "Accord pour mettre fin à la crise au Soudan du Sud", dont la principale clause, la cessation des hostilités, n'a jamais été respectée. Un précédent cessez-le-feu, signé le 23 janvier, avait également été violé.

Apparition du choléra parmi les déplacés

Les pourparlers ont "été lents et, oui, nous aurions dû avoir des résultats tangibles et (...) personne d'autre n'est à blâmer que les parties prenantes elles-mêmes", a déclaré à l'AFP Mahboub Maalim, le secrétaire exécutif de l'Igad. "S'ils faut trouver des responsabilités, ce sont les leurs, je pense parfois qu'ils (les belligérants) pensaient pouvoir l'emporter militairement, ce qui est vraiment stupide. "

La rivalité à la tête du régime entre Salva Kiir et Riek Machar, respectivement issus des peuples dinka et nuer, les deux principales communautés du pays, a creusé les divisions sur des bases ethniques au sein de l'armée.

Ce conflit, qui a commencé le 15 décembre dans ce pays indépendant depuis 2011, a déjà fait des milliers de morts et 1,3 million de déplacés.

La récente apparition du choléra fait craindre une épidémie au Soudan du Sud, où plus d'un million de Sud-Soudanais déplacés survivent sans eau potable, sans abri et sans sanitaires.

Avec AFP

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.