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Baccalauréat : soupçons de fuite sur la mythique épreuve de philosophie

AFP

Les sujets de la mythique épreuve de philosophie, qui a marqué ce lundi le coup d'envoi des épreuves du baccalauréat pour les deux tiers des terminales, auraient fuité sur Twitter. La gendarmerie a été saisie.

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Si la grève des cheminots n’a pas eu raison des bacheliers qui étaient dans leur centre d’examen dès 8 heures lundi 16 juin pour les filières générales et technologiques du baccalauréat, ce sont des soupçons de fuite des sujets, survenus au cours de la matinée, qui pourraient remettre en cause leurs copies de philosophie.

La rumeur, encore non confirmée, n’a pas empêché près de 687 000 lycéens  de se pencher sur leur copie. Comme tous les ans depuis 1970, c’est l’épreuve de philosophie, tout aussi prestigieuse que redoutée, qui a ouvert les festivités pour les deux tiers des candidats. Dispensés de cours de philosophie au cours de l’année, les candidats du bac professionnels ont, eux, planché sur le français.

Les élèves disposent de trois sujets au choix et de quatre heures pour travailler. Dans la filière littéraire, dont la philosophie est l’épreuve phare, les terminales ont pu disserter sur l’art ou le bonheur : "Les œuvres d'art éduquent-elles notre perception ?" ou  "Doit-on tout faire pour être heureux ?" ; ou commenter un extrait de "La connaissance objective" de Karl Popper. Les scientifiques se sont vu proposer : "L'artiste est-il maître de son œuvre ?",  "Vivons-nous pour être heureux ?" ou un extrait d'un texte de René Descartes. Les élèves de la série ES ont, eux, eu le choix entre : "Suffit-il d'avoir le choix pour être libre ?",  "Pourquoi chercher à se connaître soi-même ?" et le commentaire d’un texte d’Hannah Harendt.

Soupçons de fuite

Mais alors que les élèves n’étaient pas encore ressortis des salles d’examens, des soupçons de fuite entachaient déjà l’épreuve reine. Selon Maryline Baumard, responsable du service Éducation au "Monde", les sujets ont été diffusés moins d’une heure avant le début des écrits sur le réseau social Twitter.

Tout en recommandant de la "prudence" sur l'authenticité de cette information, le ministère de l'Éducation nationale a aussiôt saisi la gendarmerie nationale sur "la réalité de deux fuites dans la première heure" de composition. La brigade de cybercriminalité a elle aussi ouvert une enquête pour retrouver la source du tweet et déterminer son authenticité. Si la fuite des sujets est avérée, l'auteur encourt 9 000 euros d'amende et trois ans de prison.

Pour l'instant, il n'est nullement question de faire repasser l'épreuve de philosophie aux candidats. Rien qui ne remette en cause non plus la suite de l’examen. Mardi, les élèves des filières littéraire et sciences-éco plancheront sur l'histoire et la géographie. Et physique-chimie pour les scientifiques, qui n'ont plus d'épreuve d'histoire-géo au bac. L’examen durera six jours consécutif, jusqu’au 23 juin.

Un examen symbolique

C’est plus ou moins confiants que les lycéens iront récupérer leurs résultats le 4 juillet. Mais a priori, pas de surprise : une très large majorité d’entre eux obtiendront le sésame qui marque la fin du lycée et ouvre les portes d'une nouvelle vie. Les candidats qui passent le bac sont toujours plus nombreux à l’obtenir : 92 % en filières générales et 86,5 % en technologiques en 2013.

L’objectif que s’était fixé Jean-Pierre Chevènement quand il était ministre de l’Éducation (entre 1984 et 1986) - vouloir amener 80 % d'une classe d'âge au niveau du baccalauréat avant l'an 2000 - est quasiment atteint. En 2013, on comptait 73,7 % de bacheliers dans une génération.

Le baccalauréat reste une spécificité française, qui ouvre les portes des universités. Ce qui n’est pas systématiquement le cas à l’étranger. En Irlande, Allemande, Grande-Bretagne ou en Espagne, les étudiants passent un concours pour pouvoir poursuivre des études supérieures.

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