IRAK

Washington condamne le massacre de 1 700 soldats chiites irakiens

AFP | Photo du massacre présumé publiée sur la Toile
4 mn

Washington a dénoncé, dimanche, le massacre "horrible" revendiqué par les djihadistes de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL), qui affirment avoir exécuté 1 700 soldats chiites irakiens à Tikrit, photos à l'appui.

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Les États-Unis ont condamné, dimanche 15 juin, le massacre "horrible" perpétré par les djihadistes de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL), à Tikrit (nord), qui affirment avoir exécuté 1 700 soldats irakiens issus de la communauté chiite.

"La revendication des djihadistes de l’EIIL, qui affirment avoir massacré 1 700 chiites membres des forces de l'Armée de l'air irakienne est horrible et traduit la soif de sang de ces terroristes", a fustigé dans un communiqué la porte-parole du Département d'État américain Jen Psaki.

Vendredi, des tweets qui avaient été attribués aux extrémistes de l'EIIL, connus pour leurs exactions, revendiquaient le meurtre de 1 700 soldats chiites par les djihadistes sunnites, une affirmation qui ne peut être vérifiée de manière indépendante.

Sur certaines photos mises en ligne sur des forums djihadistes, les hommes présentés comme étant des soldats, apparaissent en rang, habillés en civils, tête baissée et les mains derrière le dos. Autour d'eux, des combattants masqués braquant leurs mitraillettes. Sur d'autres clichés, les mêmes soldats sont alignés au sol, en attente d’être exécutés. Une photo postée sur Twitter montrait la tête séparée du corps d'un militaire irakien, avec le message suivant: "C'est notre ballon... Il est fait avec la peau 'Coupe du monde'", en référence au Mondial de football qui se déroule actuellement au Brésil.

Jen Psaki a précisé que les États-Unis n'étaient pas en mesure de "confirmer" la revendication de l'EIIL. "Mais l'un des premiers objectifs de l'EIIL est d'instaurer la frayeur dans les cœurs de tous les Irakiens et de semer la division entre les différentes confessions religieuses de sa population", dénonce le communiqué du département d'État.

"Des terroristes capables de perpétrer des actes aussi abominables sont les ennemis communs des États-Unis, de l'Irak et de la communauté internationale", a ajouté la porte-parole.

L’armée irakienne dit avoir repris la main

Sur le terrain, les forces de sécurité gouvernementales ont semblé relever la tête samedi, après que l'EIIL a conquis en trois jours - mardi, mercredi et jeudi - de vastes territoires irakiens, dont la deuxième ville du pays, Mossoul.

L'armée irakienne a déclaré avoir repris Ishaqi et Mouatassam, non loin de Bagdad. Et dimanche, elle a repoussé un assaut sur la ville stratégique de Tal Afar, à 380 km au nord-ouest de Bagdad et à une soixantaine de km de la frontière syrienne, selon des responsables.

Le lieutenant-général Qassem Atta, porte-parole du Premier ministre Nouri al-Maliki sur la sécurité, a affirmé que les forces avaient "repris l'initiative" face aux insurgés, évoquant le chiffre de 279 "terroristes" tués au cours des dernières 24 heures. Des bilans impossibles à vérifier de manière indépendante.

Les autorités ont par ailleurs annoncé, samedi, un plan de sécurité pour défendre Bagdad, où un attentat a fait neuf morts dimanche. Répondant à l'appel du gouvernement et du grand ayatollah Ali al-Sistani, plus haute autorité religieuse chiite d'Irak, des milliers de citoyens se sont portés volontaires pour prendre les armes contre les insurgés.

Avec AFP

 

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