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Attentats au Kenya : les Shebab revendiquent, Nairobi dément

AFP

Au lendemain de la mort d'une quarantaine de personnes dans une attaque, un commando d'hommes armés a fait irruption dans un village voisin, tuant au moins dix personnes. Le président du Kenya dément les revendications des Shebab somaliens.

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Qui est derrière les attentats qui ensanglantent le Kenya ? Au moins dix personnes sont mortes, selon un bilan de la police locale, dans un attentat perpétré en pleine nuit mardi 17 juin, près du littoral.

Des hommes armés ont fait une descente sur le village de Poromoko, à une trentaine de kilomètres de la ville touristique et historique de Lamu, côté océan Indien, classée au patrimoine mondial de l'Unesco.

Le groupe d'insurgés somaliens des Shebab, liés à Al-Qaïda, a revendiqué la responsabilité de cette nouvelle attaque auprès de l'AFP, affirmant avoir tué "20 personnes". "Nous avons mené une nouvelle attaque la nuit dernière. Nous avons tué 20 personnes, principalement des policiers et des gardes forestiers kényans. Les membres du commando se sont rendus dans plusieurs endroits à la recherche de soldats", a déclaré par téléphone Abdulaziz Abu Musab, porte-parole militaire des shebab.

"Les membres du commando ont accompli leur devoir et sont rentrés tranquillement à leur base", a-t-il ajouté, sans préciser si cette "base" se situe au Kenya ou en Somalie voisine, située à une centaine de kilomètres au nord du lieu des attentats.

>> À relire sur FRANCE 24 : "En images : la traque des Shebab en Somalie"

Ce nouvel attentat survient au lendemain d'une attaque qui avait fait une cinquantaine de morts dans la nuit de dimanche à lundi, dans la même zone, à une centaine de kilomètres du territoire somalien. Selon des survivants, le commando s'en était pris exclusivement à des hommes chrétiens, épargnant femmes, enfants et musulmans.

Kenyatta accuse "des réseaux politiques locaux"

Le président Uhuru Kenyatta a cependant créé la surprise mardi au cours d'une adresse à la nation, en niant l'implication des islamistes dans la vague d’attaques meurtrières de long de la côte touristique du pays. Il a accusé "des réseaux politiques locaux" liés à des "gangs criminels" non spécifiés. Selon lui, il s'agissait de "violences ethniques aux motivations politiques".

Sous pression de l'opinion, le chef de l'État a par ailleurs annoncé la suspension d'officiers qui n'ont pu empêcher les dernières attaques en dépit de "renseignements" qui auraient accrédité le risque de nouveaux attentats. Ils seront "inculpés immédiatement par une cour martiale", a-t-il promis.

Avec AFP

Le président kényan Ukuru Kenyatta dément l'implication des shebab

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