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AFGHANISTAN

Présidentielle afghane : manifestations anti-fraude à Kaboul

AFP
2 min

Plus d'un millier d'Afghans ont défilé samedi pour protester contre des irrégularités dénoncées par le favori à la présidentielle Abdullah Abdullah. Les manifestants, qui ne se réclament pas de ce dernier, affirment "agir pour la démocratie".

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Ils ont défilé dans le calme. Plus d'un millier de manifestants anti-fraude ont manifesté samedi 21 juin à Kaboul, en pleine crise politique déclenchée par Abdullah Abdullah, le candidat arrivé en tête au premier tour de la présidentielle, qui dénonce des irrégularités "flagrantes" à son détriment.

Si les manifestants ne se réclament pas de M. Abdullah, affirmant qu'il s'agit d'un mouvement "pour la démocratie et contre la fraude", leurs revendications correspondent aux demandes formulées par le candidat.

Plusieurs cortèges ont arpenté les rues de Kaboul jusqu'à la mi-journée. Particulièrement déterminés, les manifestants brandissaient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : "Nous défendrons notre vote, jusqu'à la dernière goutte de notre sang". Les cortèges se sont ensuite rejoints dans le nord de la ville près de l'aéroport, avant de se disperser sans incidents.

La tension est vive dans la capitale depuis le second tour, qui a opposé l'ancien ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah à Ashraf Ghani, ancien économiste à la Banque mondiale. Ce dernier dit ne plus avoir confiance dans les organismes électoraux, qu'il accuse de fraude massive. Il souhaite que le dépouillement du scrutin soit interrompu et a invité les Nations unies à se saisir du dossier.

Inquiétude de la communauté internationale

Ces manifestations, placées sous haute surveillance, interviennent dans un contexte de crise aiguë, après un second tour, le 14 juin, qui s'est pourtant déroulé sans violences majeures et qui a été salué comme un succès par la communauté internationale. Car ce scrutin marque un tournant crucial en Afghanistan, après 13 années de présidence d'Hamid Karzaï qui dirige le pays depuis la chute des talibans en 2001. D'autant que ce premier passage de relais d'un président élu à un autre devrait s'effectuer au moment du retrait des troupes de l'Otan d'ici à la fin 2014.

D'où l'inquiétude de la communauté internationale à mesure que la tension monte entre les partisans des deux candidats, Abdullah Abdullah, arrivé en tête au premier tour de la présidentielle le 5 avril avec 45 % des voix et son rival Ashraf Ghani (31,6 %).

En 2009, M. Abdullah s'était retiré au deuxième tour de la présidentielle en évoquant des fraudes, laissant de facto la présidence à Hamid Karzaï.

Des résultats préliminaires sont attendus le 2 juillet et l'IEC prévoit de proclamer le nom du nouveau président le 22 juillet.

Avec AFP et Reuters
 

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