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DIPLOMATIE

L'UE suspend sa coopération avec la Thaïlande en réponse au coup d'État

AFP
2 min

L'Union européenne a décidé, lundi 23 mai, de réduire sa coopération avec la Thaïlande pour dénoncer le coup d'État militaire, survenu il y un mois, et demandé le rétablissement d'urgence de la démocratie et de la Constitution.

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Alors que la loi martiale est en vigueur depuis plus d’un mois en Thaïlande, l’Union européenne (UE) a décidé de réduire fortement sa coopération avec Bangkok. Cette mesure de protestation contre le Coup d’État militaire, survenu il y a un mois, a été annoncée, lundi 23 juin, par les ministres des Affaires étrangères de l'UE réunis à Luxembourg.

"Les visites officielles depuis et vers la Thaïlande ont été suspendues" et "l'UE et ses États membres ne signeront pas l'Accord de partenariat et de coopération avec la Thaïlande", ont écrit les ministres dans un communiqué. "D'autres accords seront affectés", tout comme la coopération militaire, apprend-t-on également.

Élections démocratiques et prisonniers politiques

Bruxelles - qui demande à Bangkok la nomination d’un gouvernement démocratique - a exhorté la junte à "rétablir, en urgence, le processus démocratique légitime et la Constitution, par le moyen d'élections crédibles et représentatives".

Mais la junte, de son côté, a exclu des élections avant un an, afin de se laisser le temps de mettre en place un certain nombre de réformes politiques, dont la rédaction d'une nouvelle Constitution. Son chef, le général Prayut Chan-O-Cha, a indiqué qu'un gouvernement intérimaire serait mis en place d'ici à septembre.

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En plus des élections démocratiques, l’UE exige la libération de tous les prisonniers politiques et le respect des droits de l'Homme, largement bafoués en Thaïlande ces derniers mois. Après des semaines de manifestations durement réprimées et depuis le coup d'État, l'armée a drastiquement limité les libertés civiles en interdisant les manifestations, censurant les médias et maintenant temporairement en détention des centaines de personnalités politiques, journalistes ou universitaires.

Avec AFP

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