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Les États-Unis rattrapés par la folie football

France 24 | Un supporter new-yorkais lors du match Allemagne-États-Unis, jeudi

Longtemps boudé aux États-Unis, le "soccer" attire de plus en plus d’aficionados au pays de l’"autre" football. Surtout lors des Mondiaux, compétition à laquelle l’équipe nationale participe systématiquement depuis 1990. Reportage à New York.

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Jeudi 26 juin, dans un bar situé au cœur de Manhattan. Des supporters de la sélection américaine de football regardent dans un joyeux brouhaha le match de la Coupe du monde 2014 opposant leur équipe nationale à l'Allemagne. À la manière des “ultras” à l’européenne, ces aficionados new-yorkais du ballon rond se sont trouvé un nom : les "American Outlaws". Bien qu’encore timide, l’émergence de ce genre de groupes de supporters témoignent du succès grandissant du "soccer" aux États-Unis, pays qui a longtemps boudé ce sport.

Depuis le Mondial-1990 en Italie, la sélection américaine est systématiquement parvenue à se qualifier pour une phase finale de Coupe du monde. Mais la ferveur pour le football est plus récente. "Ces quatre dernières années, c’est devenu incroyable. C’est fou de voir combien d’Américains s’y mettent", constate un membre des American Outlaws. "Cela fait des années qu'on sait que notre équipe est bonne, et c’est super que les gens le découvrent enfin !", s’enthousiasme une autre.

New York, la ville de tous les supporters

De l’autre côté de l’East River, à Brooklyn, Dave Bogart arbore lui aussi les couleurs de son pays. Fan de foot et employeur compréhensif, il a donné un jour de congé à ses salariés pour qu’ils puissent regarder le match. "J’adore ce sport ! C’est le seul où vous voyez une telle passion pour l’équipe que vous supportez", lance-t-il.

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Face à l’écran géant temporairement installé sous le pont de Manhattan, l’ambiance est bon enfant, familiale... La défaite finalement concédée par les États-Unis à l’Allemagne (1-0) déclenche certes quelques grimaces, mais rien de grave : les joueurs de Jürgen Klinsmann ont tout de même décroché leur billet pour les huitièmes de finale.

Ville cosmopolite, New York accueille en outre le monde entier et ses habitants soutiennent souvent plus d’une équipe. "Pour moi, c’est super parce que je supportais les Allemands, je suis d’origine allemande", se réjouit un employé de Dave Bogart. "Je suis née ici mais ma famille est argentine, donc je supporte aussi l’Argentine. Messi est notre Dieu ! ", clame une supportrice

Aux États-Unis, tout le monde n’est pas convaincu que le "soccer" puisse vraiment devenir un sport américain. "Honnêtement, j’ai mis 94 minutes à essayer de ressentir une émotion quelconque et l’envie de soutenir l’équipe. C’était légèrement ennuyeux...", rechigne un autre New-Yorkais. Le football n’a pas encore gagné le cœur de tous les Américains.

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