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Des drones armés américains survolent Bagdad

AFP

Les autorités américaines ont envoyé des drones armés de missiles survoler Bagdad, alors que l'Irak est en proie à une offensive fulgurante des djihadistes et que l'armée peine à reprendre ses positions.

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Des drones américains armés de missiles survolent de Bagdad depuis samedi 28 juin. Selon un diplomate américain cité par l'AFP, ces drones sont uniquement destinés à e "protéger" les militaires et diplomates américains présents, en cas de menace. Cette mobilisation de matériel militaire dans le ciel de la capitale irakienne illustre la préoccupation croissante des États-Unis, qui craignent que la situation irakienne ne destabilise toute la région. Ils refusent pour l'instant tout envoi de troupes malgré les demandes insistantes de Bagdad.

L'Irak fait face depuis début juin à une fulgurante offensive des djihadistes, menée par l'État islamique en  Irak et au Levant (EIIL). Alors que l'armée tente avec peine de reprendre des positions, notamment la cité clé de Tikrit, le pays semble au bord de l'implosion.

Partisan de la première heure d'une solution militaire, le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki semble céder aux multiples appels de la communauté internationale qui l'incite à former au plus vite un gouvernement rassemblant toutes les forces politiques et les communautés : il a déclaré qu'une solution politique était désormais nécessaire pour sortir le pays de la crise.

Le Parlement issu des élections d'avril se prépare donc à se réunir le 1er juillet pour déclencher le processus de formation d'un gouvernement. Mais il risque d'être long : le Parlement doit élire dans un délai de 30 jours un président de la République, qui aura ensuite 15 jours pour charger M. Maliki, dont le bloc est arrivé en tête du scrutin, de former un nouveau gouvernement dans un délai de 30 jours.

Le grand ayatollah Ali Al-Sistani, plus haute autorité religieuse chiite d'Irak, a de son côté appelé les dirigeants à "se mettre d'accord [...] dans le délai constitutionnel imparti". "Ce qui est attendu des groupes politiques, c'est de se mettre d'accord sur les trois présidences (de la République, du Parlement et le Premier ministre, ndlr) dans le délai constitutionnel imparti", a déclaré lors du prêche hebdomadaire du vendredi cheikh Abdel Mehdi al-Karbalaï, au nom de l'ayatollah Sistani.

L'armée irakienne à la peine

Pour l'heure, les troupes gouvernementales, après leur débandade aux premiers jours de l'offensive, tentent non sans grande peine de reprendre des régions contrôlées par les insurgés menés par les djihadistes de l'EIIL.

Après s'être emparée la veille de l'université de Tikrit à 160 km au nord de Bagdad, l'armée a mené vendredi des raids aériens contre les insurgés et prépare un assaut sur la ville qu'elle encercle, selon un haut gradé..

À Tikrit, ancien fief du président sunnite Saddam Hussein, l'ONG Human Rights Watch rapporte des exécutions de masse perpétrées par des combattants de l'EIIL, qui ont tué entre 160 à 190 soldats. "Les photos et les images satellites de Tikrit fournissent clairement la preuve d'un horrible crime de guerre", a-t-elle indiqué. l'ONG a également dénoncé dans un communiqué le rapt d'une quarantaine de Turkmènes chiites dans des villages près de Mossoul où les djihadistes ont saccagé des mausolés chiites et autres habitations.

Outre ce chef-lieu et d'autres secteurs de la province de Salaheddine (nord), les insurgés ont mis la main sur Mossoul, deuxième ville d'Irak, une grande partie de sa province Ninive (nord), d'autres secteurs des provinces de Diyala (est), Kirkouk (nord) et Al-Anbar (ouest).

Devant leur progression, les forces de sécurité s'étaient retirées le 12 juin de Kirkouk, ville multiethnique et pétrolière au nord de Bagdad, mais ce sont les forces de la région autonome du Kurdistan qui en ont pris le contrôle.

Avec AFP

 

 

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