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Génocide rwandais : peine de 30 ans de réclusion confirmée pour le général Bizimungu

AFP Archives | Le général Augustin Bizimungu en juillet 1994, à Goma, dans l'est du Zaïre (actuelle RD Congo)

Le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a confirmé en appel la peine de 30 ans de prison contre l'ex-chef d'état-major de l'armée rwandaise pour son implication directe dans le génocide de 1994.

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Le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a confirmé en appel, lundi 30 juin, la condamnation à 30 ans de prison du général Augustin Bizimungu, ancien chef de l'armée rwandaise, pour son implication dans le génocide de 1994.

Le 17 mai 2011, l'ancien chef d'état-major de l'armée rwandaise avait été reconnu coupable de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre par le tribunal et condamné à 30 ans de prison. Il avait fait appel, de même que le procureur, qui réclamait une peine plus lourde.

Lors du procès en première instance d'une partie de la haute hiérarchie militaire du Rwanda au moment du génocide dit "Militaire II", le général Augustin Bizimungu avait été jugé au TPIR avec trois autres officiers des anciennes Forces armées rwandaises (FAR).

En février dernier, le tribunal, qui avait disjoint son dossier, avait acquitté en appel deux de ses co-accusés : l'ex-chef d'état-major de la gendarmerie rwandaise, le général Augustin Ndindiliyimana, et l'ex-commandant du Bataillon de reconnaissance, une unité d'élite de l'armée, le major François-Xavier Nzuwonemeye.

Le général Bizimungu est l'un des principaux responsables jugés par le TPIR. Au titre de son implication directe, le tribunal a conclu qu’il avait prononcé un discours incitant aux massacres de Tutsi le 7 avril 1994 dans la commune de Mukingo (préfecture de Ruhengeri, nord). Par ailleurs, il n'avait pas pris de mesures pour prévenir les crimes perpétrés par ses subordonnés. Lors des audiences d'appel, en mai 2013, le prévenu avait de son côté assuré avoir exhorté ses troupes "à la discipline et au respect de la dignité de la personne humaine".

Avec AFP

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Le TPIR doit fermer ses portes à la fin de l’année

Le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), basé à Arusha en Tanzanie, a été créé par l'ONU en novembre 1994 pour juger les responsables du génocide au Rwanda. Selon les Nations unies, environ 800 000 personnes ont trouvé la mort entre début avril et début juillet 1994, essentiellement parmi la minorité tutsi.

Le TPIR est chargé de juger les plus hautes personnalités impliquées dans le génocide et doit fermer ses portes à la fin de l'année.

Au Rwanda, les tribunaux traditionnels gacaca ont jugé entre 2005 et 2012 quelque 2 millions d'exécutants accusés de crimes divers liés au génocide.

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