Accéder au contenu principal

Affaire des écoutes : Nicolas Sarkozy placé en garde à vue

AFP

L'ex-président Nicolas Sarkozy, au centre d'une information judiciaire ouverte le 26 février pour trafic d'influence et violation du secret de l'instruction sur la base d'écoutes téléphoniques, a été placé en garde à vue mardi matin à Nanterre.

Publicité

L'ancien président français Nicolas Sarkozy a été convoqué puis placé en garde à vue mardi 1er juillet au matin dans les locaux de la police judiciaire de Nanterre (Hauts-de-Seine), dans le cadre d'une enquête sur un trafic d'influence présumé, a annoncé une source judiciaire.

L'ancien chef de l'État est visé par une information judiciaire ouverte le 26 février pour trafic d'influence et violation du secret de l'instruction sur la base d'écoutes téléphoniques. Il est arrivé peu avant 8 heures (heure française), à bord d'une voiture aux vitres teintées dans les locaux de la police, sous les objectifs des caméras.

L'avocat historique de Nicolas Sarkozy, Me Thierry Herzog, est, lui, en garde à vue depuis lundi, ainsi que deux hauts magistrats, Gilbert Azibert et Patrick Sassoust. Les enquêteurs vont pouvoir confronter les versions des quatre hommes.

Informations en échange d'un poste de prestige

Ils cherchent à établir si l'ancien chef de l'État (2007-2012) a cherché à obtenir des informations auprès d'un magistrat de haut rang, Gilbert Azibert, sur une décision de justice le concernant, en échange de la promesse d'un poste de prestige à Monaco.

La Cour de cassation devait en effet se prononcer sur la saisie des agendas présidentiels de Nicolas Sarkozy, à laquelle ce dernier s'opposait. Ces agendas étaient susceptibles d'intéresser les juges enquêtant sur d'autres dossiers, notamment l'affaire de l'arbitrage Tapie.

Cette garde à vue, renouvelable une fois, intervient au moment où les rumeurs sur la volonté de Nicolas Sarkozy de renouer avec la vie politique, et notamment de prendre à l'automne la tête de l'UMP, se font de plus en plus précises.

À l'issue de cette mesure coercitive, le chef de l'État peut être relâché sans poursuites ou présenté à un juge d'instruction qui peut le mettre en examen.

Avec AFP et Reuters

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.