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Kenya : nouvelles attaques revendiquées par les Shebab somaliens

AFP / Une habitation brûlée suite aux attaques terroristes dans la région de Lamu

Plusieurs attaques contre des villes côtières du Kenya ont fait au moins 21 morts dans la nuit de samedi à dimanche. D'après les Shebab, qui ont revendiqué ces actions, il s'agit de représailles à "l'invasion du territoire musulman" somalien.

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Au moins 21 personnes ont trouvé la mort, dans la nuit du samedi 5 juillet au dimanche 6 juillet, au cours d'attaques à Gamba et Hindi, villes côtières de la région de Lamu, au Kenya. Les Shebab, islamistes somaliens liés à Al-Qaïda, ont revendiqué ces actions, mais la police kényane accuse un groupe séparatiste, le Conseil républicain de Mombasa (MRC), qui réclame l'indépendance de la côte.

"Nous avons eu des attaques cette nuit dans lesquelles des personnes ont été tuées et des maisons détruites", a indiqué Robert Kitur, un haut responsable de la police locale. "Nous avons mobilisé nos policiers et nous sommes sur le terrain".
 
Selon la police, des hommes armés non identifiés ont aussi mis le feu à plusieurs maisons et attaqué le poste de police de Gamba, libérant un suspect détenu depuis les attaques de juin. Un policier fait partie des victimes. 
 
"Les attaquants sont rentrés sains et saufs"
 
Un porte-parole des Shebab a revendiqué ces tueries en précisant que "les attaquants (Shebab) sont rentrés sains et saufs à leur base", a déclaré Abdulaziz Abu Musab. Ils ont également laissé un message en anglais et en swahili sur un tableau noir : "Vous envahissez un territoire musulman et vous voulez rester en paix".
 
Depuis quelques mois, les Shebab multiplient les actions au Kenya. En juin dernier, environ 48 personnes avaient été tuées à Mpeketoni, dans l’attaque la plus meurtrière et la plus spectaculaire depuis celle du centre commercial Westgate de Nairobi en septembre 2013, qui avait fait au moins 67 morts.
 
Le tourisme en ligne de mire des Shebab
 
Les islamistes somaliens visent directement l'industrie touristique du Kenya. Ils avaient alors déclaré le pays "zone de guerre", tout en précisant qu'il s'agissait de représailles à la présence militaire du Kenya en Somalie, dans le cadre de la force de l'Union Africaine.
 
Pour sa part, le président kényan Uhuru Kenyatta avait démenti que les Shebab aient commis les derniers attentats meurtriers près de la côte touristique du pays, accusant plutôt "des réseaux politiques locaux".
 
Depuis ces violences, le tourisme a été durement touché à Lamu, lieu symbolique classé au patrimoine mondial de l'Unesco.
 
Avec AP, AFP et Reuters

 

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