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"Le gouvernement de Netanyahou instrumentalise l’assassinat des trois Israéliens"

Capture d'écran France 24

L’ambassadrice palestinienne auprès de l'Union européenne, Leïla Shahid, a jugé, mercredi sur France 24, que les raids sur la bande de Gaza étaient une réponse au récent rapprochement entre le Fatah et le Hamas, qu'Israël voit d'un mauvais œil.

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Alors que les raids israéliens en représailles aux roquettes tirées sur Jérusalem, Tel Aviv et Haïfa (nord), se poursuivent sur Gaza, l'ambassadrice de la Palestine auprès de l’Union européenne, Leïla Shahid, a répété, sur l'antenne de FRANCE 24, qu'il n'y avait pas de solution militaire au conflit israélo-palestinien.

"De toute évidence, le gouvernement de Benjamin Netanyahou [le Premier ministre israélien, NDLR] n’apprend pas des erreurs de son armée ", a-t-elle indiqué, en référence aux deux précédentes opérations militaires israéliennes dans les Territoires palestiniens – "Plomb durci" en 2008 et "Pilier de défense" en 2012.

En réponse aux tirs de roquettes, Tsahal a lancé l’opération "Bordure protectrice" au dessus de Gaza. Une recrudescence des tensions qui est survenue au lendemain de l’assassinat de trois Israéliens, ainsi que de celui d’un Palestinien.

"Le Hamas se dirige vers plus de modération"

D’après Leïla Shahid, ces opérations ont pour but de contrer l’avancée politique du Hamas alors même que l’organisation palestinienne, considérée comme terroriste notamment par les États-Unis, a apporté son soutien à un gouvernement d'union nationale aux côtés du Fatah. Une avancée de taille dans le paysage politique palestinien, aussitôt décrié par Israël. "Face à la réconciliation palestinienne, et surtout face à la décision américaine et européenne de continuer à travailler avec ce gouvernement, Netanyahou a instrumentalisé la tragédie des trois Israéliens assassinés pour faire une nouvelle offensive sur Gaza", a-t-elle déclaré.

Concernant la position du Hamas – qui n’a pas condamné l’assassinat des trois adolescents juifs et ne reconnaît pas l’existence de l’État d’Israël -, Leïla Shahid a rappelé qu’il existait des "divergences majeures" avec le Fatah. "Le Hamas aurait dû condamner les meurtres", a-t-elle concédé, précisant néanmoins que le mouvement se dirige progressivement vers plus de modération.

"Aucun mouvement politique ne change en 24 heures, il fait des petits pas vers une position plus modérée lorsqu’il a quelque chose à gagner. Mais vous croyez vraiment que le Hamas va reconnaître Israël, alors même que ce dernier bombarde les familles de ses militants et arrête ses dirigeants ?"

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