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"Gaza est sur le fil du rasoir", l’ONU appelle à un cessez-le-feu

AFP - Une épaisse fumée s'échappe de plusieurs bâtiments à Gaza après un raid israélien, le 10 juillet

Depuis le début de l'opération "Bordure de protection", l'armée israélienne a mené plus de 750 raids dans la bande de Gaza. Ban Ki-Moon a appelé Israël et le Hamas à un cessez-le-feu.

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Israël poursuit son offensive "Bordure de protection". Depuis le début de l'opération, lundi 7 juillet à minuit, 750 raids ont été menés par l'armée israélienne dans la bande de Gaza, selon Tsahal. Ces opérations, menées en réponse à la poursuite des tirs de roquettes sur Israël, ont fait au moins 70 morts à Gaza dont 20 dans la nuit de mercredi à jeudi, selon des sources médicales palestiniennes.

"Nous avons visé 322 cibles durant la nuit à Gaza portant à 750 le nombre total de cibles du Hamas touchées par l'armée depuis le début de l'opération 'Bordure de protection'", a indiqué Peter Lerner, porte-parole de l'armée, dans un entretien avec des journalistes.

L'offensive n'a toutefois pas réussi à faire cesser les salves de roquettes tirées par les combattants à Gaza qui ont réussi à atteindre les régions de Jérusalem, Tel-Aviv et Haïfa, située à plus de 160 km de la bande de Gaza, un record concernant la portée des missiles palestiniens. La région de Dimona, où est située une centrale nucléaire, a également été touchée par des tirs. Il n'y a pas eu de victimes israéliennes.

"Gaza est sur le fil du rasoir"

Ce nouveau cycle de violence, le plus grave depuis l'opération "Pilier de défense" lancée fin 2012 contre Gaza, a été déclenché par le rapt le 12 juin puis le meurtre de trois étudiants israéliens en Cisjordanie, attribué par Israël au Hamas. Ce triple assassinat a été suivi du meurtre d'un jeune Palestinien, brûlé vif à Jérusalem par des jeunes extrémistes de droite juifs.

>> À lire aussi sur France 24 : Leïla Shahid : "Le gouvernement de Netanyahou instrumentalise l’assassinat des trois juifs"

À l'issue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité, jeudi, BAn Ki-Moon a appelé à un cessez-le-feu.

La veille, le secrétaire général de l'ONU avait affirmé que "Gaza [était] sur le fil du rasoir", avant d'évoquer le risque que la situation "échappe à tout contrôle". Il a invité le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou à faire preuve "du maximum de retenue" et a dénoncé "les pertes civiles croissantes à Gaza", sans toutefois condamner directement les raids israéliens.

À Jeddah, en Arabie saoudite, l'Organisation de la coopération islamique (OCI) réunit de son côté son comité exécutif pour parler d'une action internationale face cette offensive.

Jérusalem, Tel Aviv et Haïfa touchés par les roquettes

Benjamin Netanyahou a menacé "d'intensifier les attaques contre le Hamas et les autres groupes terroristes à Gaza". Les chars israéliens étaient massés à la frontière entre le sud d'Israël et Gaza jeudi matin, alors que les ministres "faucons" du gouvernement de Benjamin Netanyahou réclament une offensive terrestre contre Gaza. L’enclave palestinienne, d'où l'armée israélienne s'est retirée en 2005, est contrôlée par le Hamas depuis 2007.

Le porte-parole de l'armée israélienne, le général Moti Almoz, a averti que "l'opération allait s'étendre dans les prochains jours". Le président sortant Shimon Peres a de son côté prévenu qu'une opération terrestre "pourrait arriver bientôt". L’État hébreu a ainsi commencé à mobiliser plus de 40 000 réservistes.

Paris et Berlin expriment leur "solidarité" avec Israël

Le président français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel ont téléphoné à Benjamin Netanyahou pour lui exprimer leur solidarité face aux tirs de roquettes du Hamas, considéré comme une organisation "terroriste" par Washington et l'Union européenne.

Le chef de la diplomatie américaine John Kerry s'est lui aussi entretenu avec le Premier ministre israélien et devrait parler avec le président palestinien Mahmoud Abbas dans les prochaines 24 heures. Ce dernier, qui a conclu un accord de réconciliation avec le Hamas en avril, a accusé Israël de commettre un "génocide" à Gaza.

Avec AFP

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