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Vidéo : à Gaza, entre pénuries et guerre psychologique

Mohammed Abed, AFP | Des familles palestiniennes quitent leurs logements à Gaza, le 10 juillet 2014

Tandis que les frappes de Tsahal se poursuivent sur la bande Gaza, une guerre psychologique se met en place. Outre la peur, les Gazaouis sont désormais confrontés aux premières pénuries alimentaires. Reportage.

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Au quatrième jour de l’offensive lancée par l’armée israélienne sur la bande de Gaza, la situation ne s’apaise pas. Alors que les raids israéliens ont fait plus de 90 morts et 500 blessés en quatre jours selon Tsahal, le Hamas et Djihad islamique allié ont lancé, depuis mardi 8 juillet, plus de 500 roquettes et obus vers Israël, dont plus de 100 ont été interceptés par les batteries "Dôme de fer".

Wael Hamada habite Beit Lahia dans le nord de la Bande de Gaza. Il explique avoir reçu un appel des renseignements israéliens lui disant d’évacuer sa maison avant le bombardement quasi-immédiat de celle-ci. "Mon fils leur a dit : attendez quelques minutes que je fasse sortir les femmes et les enfants. Ils lui ont répondu : 'pas le temps, sors tout de suite !' Et, avant même qu'il ne raccroche, le premier missile a frappé notre maison. Mon fils était à l'intérieur avec sa mère", raconte-t-il.

"Les raids israéliens se poursuivent"

La guerre qui se joue sur le terrain palestinien est une guerre psychologique. Selon les envoyés spéciaux de FRANCE 24, des milliers d’habitants de la bande Gaza ont reçu des SMS de Tsahal leur ordonnant de se tenir à distance de ceux qui tirent des roquettes, car les maisons de ces derniers allaient être détruites.

"Il n'y a pas d'essence, pas de farine, plus rien"

Parallèlement, la vie s’organise. Durant les brèves accalmies, entre deux raids aériens, il arrive que quelques habitants se précipitent à l'extérieur pour faire le plein de nourriture. Non sans risque. "Comme vous le voyez, la situation est très mauvaise et très tendue avec toutes ces bombes. C'est dur de sortir. Quand nous le faisons, nous essayons d'acheter le plus possible et pour toute la famille", explique Hamad Sahyon, un habitant de Gaza.

Tout le monde veut faire des réserves, la demande est tellement forte que les rares commerçants à être ouverts ne sont pas sûrs de pouvoir la satisfaire. "La situation ne fait qu'empirer. Il n'y a pas d'essence, pas de farine, plus rien. Toute notre électricité vient des générateurs. Quand ça sera fini, tout ce qu'on fera, c'est fermer les portes", confie un boulanger apeuré.

"C'est à eux d'arrêter et les hostilités cesseront"

Dans les rues vides, certains commerçants ne vendent quasiment rien de la journée. Mahran Khal choisit ses mots pour désigner celui ou ceux qui sont responsables de ces problèmes. "Je veux juste que la situation s'améliore. Je veux que le point de passage soit ouvert. Tout ce que le peuple demande, c'est d'avoir une vie meilleure. Pas de Fatah, pas de Hamas, mais un gouvernement d'union nationale".

Jeudi 10 juillet, le ministre des Travaux publics palestiniens, Mufid Al Hasayneh, s’est rendu au chevet des blessés par solidarité et aussi pour rappeler que dans ce conflit, les Palestiniens sont les victimes, pas les agresseurs. "J'espère que ça va finir bientôt", souligne Mufid Al Hasayneh. "C'est celui qui a le pouvoir, qui doit mettre fin à l'escalade. C'est Israël qui a commencé. C'est à eux d'arrêter et les hostilités cesseront."

Quant au porte-parole du Hamas dans la bande de Gaza, Sami Abou Zouhri, il rappelle que il n'y a plus "rien à perdre". "Nous sommes le dos au mur. Nous sommes prêts à nous battre jusqu'à la fin."

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