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Vidéo : le tourisme au secours des gorilles du Rwanda

Un gorille dans le parc national des Volcans
Un gorille dans le parc national des Volcans FRANCE 24

Que diriez-vous d'un trek au Rwanda ? De plus en plus de touristes tentent l'expérience pour approcher des gorilles. Véritables richesses du pays, visiter nos lointains cousins représentent près de 85 % de l'activité touristique du pays. Reportage.

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Dans le parc national des Volcans, dans le nord-est du Rwanda, les danseurs traditionnels accueillent les touristes en chanson. Chaque jour, une centaine de visiteurs s'y rendent pour approcher des gorilles des montagnes. 

Après une longue marche au cœur de la forêt primaire, les randonneurs découvrent une vingtaine de ces singes. Certains sont habitués au contact de l'homme, parfois un peu trop. Mais l'expérience séduit. "C'est une vraie leçon d'humilité" estime Kristen Warren, touriste australienne. 

Même si l'expédition a un coût (550 euros/750 dollars), la vacancière soutient le projet de ce parc, où on prend soin de la santé des gorilles, mais qui a aussi un impact sur la vie des locaux. Le Rwanda, salué pour ses initiatives en termes de protection de l'environnement, a mis en place une politique ambitieuse afin de protéger les gorilles, espèce en voie de disparition. "Tout est fait pour que la population comprenne l'importance de préserver les gorilles", avance-t-elle. 

L'argent est aussi réinvesti dans la construction des écoles pour les Rwandais, mais aussi dans la distribution de l'eau et la construction du centre de santé de la population locale, affirme le guide Félicien Ntezimana au micro de France 24. "Ainsi, les riverains prennent conscience de l'importance de conserver le parc et les animaux qui y habitent", ajoute-t-il. 

Mettre fin au braconnage

Développer ce tourisme animalier permet aussi de mettre fin au braconnage. Pour l'expédition, certains touristes font appel aux services de porteurs, qui sont pour certains d'anciens braconniers. C'est le cas de Fabien Nsabiyaremye. "Avant, j'étais obligé d'aller mettre des pièges dans la forêt pour pouvoir nourrir ma famille", raconte-t-il. Jusqu'au jour où la direction du parc l'a appelé pour lui proposer de rejoindre des coopératives, qui offrent du travail dans le tourisme. "Maintenant, grâce à mon métier de porteur, je gagne beaucoup plus qu'avant et je peux nourrir ma famille sans braconner", poursuit-il. 

Au total, 10 % des revenus du parc sont directement reversés à ces coopératives, dont quelques-unes s'occupent de braconniers repentis. Certains font même partie d'une brigade anti-braconnage.

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