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La vaisselle de l'Élysée se retrouve sur eBay

Le président François Hollande dans le palais de l'Élysée, en décembre 2013
Le président François Hollande dans le palais de l'Élysée, en décembre 2013 Yoan Valat, AFP

Alors qu'un rapport de la Cour des comptes a récemment révélé que de nombreux objets installés dans les résidences de la Présidence de la République sont portés disparus, le ministère de l'Intérieur a repéré certains d'entre eux sur Ebay.

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Dans un rapport rendu public le 15 juillet dernier sur la gestion financière de l’Élysée, la Cour des comptes avait mis en lumière la disparition inquiétante de certaines pièces des collections publiques. Selon elle, 32 œuvres et 625 meubles installés dans les résidences de la Présidence de la République et prêtés par les musées et le Mobilier national sont actuellement introuvables.

Le journal "Le Figaro" a mené son enquête et dans son édition du 1er août, il explique que ce phénomène est connu depuis longtemps. "À l’occasion d’un changement de bureau, un conseiller du président a pu embarquer sa lampe. D’autres, dont des vases, sont sans doute cassés – mais les dégâts n’ont pas été déclarés. Certains enfin, dont de la vaisselle, sont entreposés à la cave. Le reste - mais combien d’éléments ? – a peut-être été volé", peut-on lire dans le quotidien.

"Le Figaro" nous apprend notamment que le ministère de l’Intérieur a ainsi repéré sur le site d’enchère en ligne eBay, "des objets de la manufacture de Sèvres, issus de l’Élysée". Un attaché militaire avait l’habitude d’offrir des assiettes, qui ont donc refait surface sur Internet. La Cour des comptes espère désormais mettre de l’ordre pour préserver ce patrimoine national. Sur son site, le ministère de la Culture répertorie les plaintes en cas de disparition dans un catalogue appelé "Sherlock".

Récemment, un autre scandale avait éclaboussé l’Élysée et la gestion de ses meubles. Le site Mediapart avait révélé que les chiens du couple présidentiel Nicolas Sarkozy et Carla Bruni avaient dégradé les meubles du "salon d’argent" pour plus de 6 000 euros de réparation. Une somme qui n’avait pas été payée par le chef de l’État. "Les dépenses d'entretien et de restauration du mobilier sont prises en charge, selon le cas, par les institutions dépositaires ou par le Mobilier", avait expliqué à Mediapart Bernard Schotter, administrateur général du Mobilier national, qui pourvoit à l’ameublement des palais officiels de la République et des différentes résidences présidentielles.

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