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OPÉRATION SANGARIS

Centrafrique : combats entre soldats français et l'ex-Séléka dans le nord

Des soldats de la force Sangaris patrouillent dans une ville du sud de la Centrafrique, le 24 juillet
Des soldats de la force Sangaris patrouillent dans une ville du sud de la Centrafrique, le 24 juillet Andoni Lubaki, AFP
3 mn

Deux semaines après la signature d'un cessez-le-feu entre les milices anti-balaka et l'ex-Séléka, plusieurs ex-rebelles ont été tués lors d'affrontements avec des soldats français de l’opération Sangaris, lundi, dans le nord de la Centrafrique.

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De violents accrochages ont opposé, lundi 5 août, soldats français et combattants de l'ex- Séléka à Batangafo, dans le nord de la Centrafrique, faisant plusieurs morts dans les rangs de l'ex-rébellion, a fait savoir mardi un officier de la force africaine Misca.

"Des soldats français de l'opération Sangaris en mission de reconnaissance ont été pris à partie lundi par des ex-Séléka à leur entrée dans le centre" de Batangafo, a déclaré cet officier à l'AFP, sous couvert d'anonymat.

"Les militaires français ont riposté", faisant usage d'armes lourdes et recevant le soutien d'avion de chasse Rafale, et plusieurs combattants de la Séléka ont été tués, selon cette même source. Il n’y aurait pas de victime du côté français.

"L'accrochage a duré plusieurs heures, et les fortes détonations ont effrayé de nombreux habitants qui ont fui en brousse ou se sont réfugiés vers les sites des déplacés", a précisé l'officier. Le calme est revenu dans l'après-midi.

Violences entre ex-Séléka et miliciens anti-balaka

À environ 300 km au nord de Bangui, la ville de Batangafo avait été la semaine dernière le théâtre de violents affrontements entre combattants de l'ex-Séléka, à dominante musulmane, et miliciens anti-balaka, à dominante chrétienne. Au moins 25 personnes avaient été tuées et des dizaines d'autres blessées, selon un dernier bilan.

Près de 10 000 habitants avaient fui ces combats pour se réfugier à l'hôpital, au domicile du maire, à la mairie, à la paroisse ou en brousse, selon une source humanitaire sur place.

Batangafo, dans la préfecture de l'Ouham, dont est originaire le président déchu François Bozizé, renversé en mars 2013 par l'ex-Séléka, dirigée par Michel Djotodia, est toujours sous le contrôle des rebelles et de Peuls armés, comme toute la moitié nord du pays. Mais la région marque la limite avec les territoires où opèrent les anti-balaka (toute la partie sud et ouest du pays), et c’est aujourd'hui une zone d'affrontements entre les deux camps.

Fin juillet, les principaux protagonistes de la crise centrafricaine - l'ex-rébellion Séléka et les milices anti-balaka - ont signé un accord de cessez-le-feu à Brazzaville.

Il s’agit du premier accord du genre signé après huit mois de massacres, exactions et pillages en tous genres qui ont mis le pays à feu et à sang, et ont aggravé la faillite totale de l'État. À l'exception des violences à Batangafo, ce fragile cessez-le-feu semble pour le moment à peu près respecté.

Les combats entre les deux camps ont plongé la Centrarique dans une spirale infernale de violences intercommunautaires qui ont fait des milliers de morts.

Depuis leur déploiement en RCA en décembre 2013, les soldats français de Sangaris ont été régulièrement pris à partie par les combattants.

Avec AFP
 

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