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Près de 300 000 Ukrainiens ont quitté leur foyer, selon l’ONU

Des réfugiés ukrainiens dans un camp près de Sébastopol, en Crimée .
Des réfugiés ukrainiens dans un camp près de Sébastopol, en Crimée . Yuri Lashov, AFP

Un responsable de l’ONU a annoncé lundi qu’au moins 285 000 personnes avaient été contraintes de quitter leur foyer depuis le début du conflit dans l’est de l’Ukraine. Un bilan accompagné d’une mise en garde contre un "exode massif".

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Le conflit dans l’est de l’Ukraine a provoqué la fuite d’au moins 285 000 personnes, selon un responsable de l'ONU qui s’est exprimé mardi depuis Genève. Il a estimé qu'une intensification des combats pourrait déclencher un "exode massif".

Les autorités locales ukrainiennes ont pour le moment enregistré 117 000 personnes en provenance de ces régions, a précisé le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) de l'ONU.

Mais pour le directeur du bureau européen du HCR, Vincent Cochetel, "il s'agit d'estimations basses dans la mesure où la plupart des hommes qui fuient ne s'enregistrent pas de peur d'être enrôlés dans l'armée ukrainienne et renvoyés dans la zone du conflit".

Le chiffre de 285 000 personnes déplacées fait toutefois apparaître une hausse de 24 % par rapport à l'estimation qui avait été dévoilée le mois dernier.

"Selon les autorités russes, et nous pensons que leur chiffre est crédible, il y a environ 730 000 Ukrainiens qui sont passés en Russie depuis le début de l'année", a déclaré Vincent Cochetel à la presse.

"Nous ne les considérons pas tous comme des réfugiés, 168 000 ont requis des statuts privilégiés, dont celui de réfugié, mais il ne s'agit pas de touristes. Parfois, ils traversent la frontière à pied, avec seulement des sacs en plastique comme seul bagage", a-t-il ajouté.

Selon les derniers chiffres publiés, 87 % de ceux qui ont fui les violences sont originaires des régions de Donetsk et de Lougansk, deux des plus importantes villes de l’Est, et les autres habitaient en Crimée, rattachée à la Russie par Moscou en mars.

Ces deux dernières semaines, l'exode s'est intensifié et l’on estime que 1 200 personnes quittent chaque jour les zones de combat.

Avec AFP

 

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