LIBAN

L'Arabie saoudite offre un milliard de dollars à l'armée libanaise

Des chars de l'armée libanaise à Aarsal, à la frontière syrienne, 2014
Des chars de l'armée libanaise à Aarsal, à la frontière syrienne, 2014 AFP

Riyad a offert un milliard de dollars à l'armée libanaise pour l'aider à lutter contre les djihadistes de l'EIIL, à la frontière syrienne. Les affrontements ont causé au moins 16 morts dans les rangs de l'armée, dont deux officiers.

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L'armée libanaise qui combat les djihadistes à la frontière avec la Syrie a reçu une aide d'un milliard de dollars de la part de l'Arabie saoudite, a annoncé mercredi 6 août l'ex-Premier ministre libanais Saad Hariri, à Jeddah.

Le roi Abdallah "m'a informé de sa généreuse décision de fournir à l'armée libanaise et à la [force] nationale de sécurité un milliard de dollars pour renforcer ses capacités afin de préserver la sécurité du Liban", a indiqué ce haut représentant politique de la communauté sunnite libanaise, depuis le palais du roi situé sur la mer Rouge. Et d'ajouter : "Nous avons reçu cette aide".

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Depuis samedi 2 août, l'armée libanaise affronte des djihadistes de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL) aux alentours d'Aarsal, une ville frontalière située à l'est du Liban. Cette localité est elle-même tombée aux mains du Front Al-Nosra, branche syrienne d'Al-Qaïda. Selon un dernier bilan, au moins seize Libanais ont été tués, dont deux officiers.

Les Libanais font front commun contre les djihadistes

La classe politique libanaise, généralement très divisée, a mis de côté ses profondes divergences pour assurer d’une seule voix son soutien à l'armée.

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Dans ce pays profondément meurtri par les tensions confessionnelles entre partisans sunnites de la rébellion syrienne et la milice chiite du Hezbollah [qui se bat aux côtés du régime de Damas], Tammam Salam, le Premier ministre sunnite a voulu montrer que le peuple libanais faisait front commun face aux djihadistes. "Il ne peut y avoir de compromis avec les terroristes assassins, avec ceux qui ont violé le territoire libanais et insulté ses habitants", a affirmé à la presse Tammam Salam, à l'issue d'une réunion extraordinaire du gouvernement.

"Il n'y a pas de solutions politiques avec les takfiris (extrémistes sunnites) qui sèment le chaos (...) en usant de slogans religieux obscurantistes et veulent transférer leurs pratiques écœurantes au Liban", a insisté le chef du gouvernement.

Avec AFP

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