ÉTATS-UNIS

Ferguson toujours sous tension quatre jours après le décès du jeune noir

Depuis la mort, le 9 août, d'un adolescent noir tué par la police, la ville de Ferguson est en proie à des émeutes.
Depuis la mort, le 9 août, d'un adolescent noir tué par la police, la ville de Ferguson est en proie à des émeutes. Scott Olson, AFP

Les forces de l'ordre ont tiré, mercredi, des gaz lacrymogènes et des fumigènes sur les manifestants à Ferguson, dans le Missouri. Les affrontements se multiplient depuis la mort, le 9 août, d'un jeune noir, atteint d'une balle tirée par la police.

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Les esprits sont loin de s’apaiser dans le Missouri. Cinq jours après la mort d’un jeune noir, Michael Brown, tué samedi 9 août à Ferguson, les policiers ont tiré des gaz lacrymogènes et des fumigènes en direction de manifestants, ont rapporté des médias américains. Selon la chaîne CNN notamment, la police anti-émeutes est intervenue sur le site d'une station essence incendiée où les manifestants s'étaient rassemblés.

La police a également arrêté deux journalistes, Wesley Lowery, reporter au service politique du "Washington Post", et Ryan Reilly, du "Huffington Post", alors qu'ils se trouvaient dans un restaurant McDonalds de la ville. Ils ont ensuite été relâchés sans avoir été inculpés, a raconté Wesley Lowery sur son compte Twitter.

Les versions divergent

Selon la police, Michael Brown a été tué après avoir agressé un policier et tenté de lui dérober son arme. Selon un témoin, Michael Brown marchait dans la rue quand un agent de police s'en est pris à lui et a tiré sur l'adolescent, qui avait les mains en l'air.

La scène s’est déroulée mercredi 6 août. Le jeune homme, blessé, a été transféré à l’hôpital, où il est mort samedi soir. Depuis son décès, des émeutes et pillages ont éclaté. Jeudi 14 août, la tension n’était toujours pas retombée.

Le nom du policier gardé secret

Le chef de la police de la ville Tom Jackson, qui tenait une conférence de presse mercredi 13 août, a par ailleurs affirmé que le policier responsable des tirs avait été blessé au visage mais n'avait pas été touché par des balles, a rapporté le journal local "Saint-Louis Dispatch". Son nom, qui devait être rendu public, ne le sera finalement pas pour sa sécurité et celle de ses collègues, la police ayant reçu des menaces.

Le maire de la ville James Knowles a demandé mercredi que "tous les groupes qui veulent se rassembler pour prier ou protester le fassent seulement en journée, de manière organisée et respectueuse".

La veille, le président américain Barack Obama avait appelé à l'apaisement et au dialogue, en rappelant que le FBI avait lancé une enquête fédérale en parallèle à celle menée par la police du comté.

Avec AFP 

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