Accéder au contenu principal
ÉTATS-UNIS

Nouvelle nuit d'émeutes à Ferguson, la Garde nationale mobilisée

Tirs de gaz lacrymogène à Ferguson, le 17 août
Tirs de gaz lacrymogène à Ferguson, le 17 août Joe Raedle, AFP
3 min

Les manifestations contre le racisme et les violences policières ont une fois de plus dégénéré à Ferguson, malgré l'instauration d'un couvre-feu. La Garde nationale a été appelée en renfort. Au moins deux personnes ont été blessées par balles.

Publicité

L’instauration de l'état d'urgence et d'un couvre-feu depuis samedi n'auront pas suffi à calmer la colère des habitants de Ferguson. La police anti-émeute a tiré du gaz lacrymogène pour disperser les manifestants tard, dimanche 17 août, dans un quartier de cette ville de la banlieue de Saint-Louis dans le Missouri, qui est secouée par de violentes émeutes depuis qu'un policier a abattu un jeune afro-américain le 9 août. Devant le chaos, le gouverneur du Missouri a ordonné, dans la nuit, l’envoi de la garde nationale sur place pour venir en aide aux autorités locales totalement dépassées.

Équipées de gilets pare-balles, de masques à gaz et escortées par des véhicules blindés, les forces de l'ordre avaient pourtant commencé à disperser des manifestants, majoritairement des jeunes, près de trois heures avant l'entrée en vigueur du couvre-feu à minuit (5 heures GMT). Certains jeunes brandissaient des pancartes dénonçant les violences policières, selon les images des télévisions. Beaucoup levaient les mains en l'air pour faire signe de se rendre, tandis que d'autres provoquaient les policiers et leur renvoyaient les capsules de gaz lacrymogène.

Tirs, pillages et cocktails Molotov

Les policiers se sont ensuite dirigés vers les manifestants après que certains d'entre eux eurent lancé des cocktails Molotov dans leur direction, a rapporté KMOV-TV. D'autres sources ont fait état de coups de feu. Des informations confirmées ensuite par Ron Johnson, chargé du maintien de l'ordre, lors d'une conférence de presse impromptue peu après 1 heure du matin (6 heures GMT) : "Des cocktails Molotov ont été lancés. Il y a eu des tirs, des pillages, du vandalisme et d'autres actes de violence qui, à l'évidence, ne paraissent pas avoir été spontanés mais prémédités (...) pour provoquer une réaction." Au moins deux manifestants ont été blessés par balle, a-t-il ajouté.

"Comme il y a eu des tirs, la police devait intervenir. Ceci étant dit, je m'inquiète des tweets que je lis disant que des enfants ont été gazés", a écrit sur Twitter  Antonio French, un homme politique local qui s'efforce d'apaiser les tensions depuis plusieurs jours. D'autres photos publiées sur le site de microblogging montrent des émeutiers brisant les vitres de magasins, dont celles d'un restaurant McDonald's. Des images qui contrastent avec l'hommage pacifique rendu à Michael Brown par quelque 400 personnes, dont des enfants, plus tôt dans la journée.

Tué par six balles, selon une autopsie

D'après les premières constatations de l'autopsie, réalisée à la demande de la famille de la victime, par l'ancien médecin légiste en chef de New York, le jeune homme de 18 ans a été touché par deux balles dans la tête et quatre dans le bras droit. Tous les coups ont été tirés alors que Michael Brown se trouvait de face, relève le "New York Times", qui s'est procuré le rapport.

La police locale et la police fédérale (FBI) ont chacune lancé une enquête sur ce meurtre, à propos duquel les récits diffèrent. La mort de Michael Brown a ravivé le spectre du racisme en Amérique, comme après celle de Trayvon Martin, un jeune noir abattu en 2012 par un vigile de quartier en Floride. Le vigile avait été acquitté après avoir plaidé la légitime défense.

Avec AFP

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.