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Afrique

Heurts à Bangui entre soldats français et individus armés

© Pacome Pabandji, AFP | Un char français de la force euréopéenne Eufor patrouillant dans une rue de Bangui.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 20/08/2014

Des soldats français de la force européenne Eufor et plusieurs individus ont échangé, dans la nuit de mardi à mercredi, des coups de feu au PK5, l'un des derniers quartiers musulmans de la capitale centrafricaine.

Des heurts ont éclaté dans la nuit du mardi 19 au mercredi 20 août à Bangui entre soldats français de la force européenne Eufor et des individus armés. "Nos éléments qui patrouillaient mardi soir au PK5 [quartier musulman du IIIe arrondissement de la capitale de la Centrafrique, NDLR] ont été la cible d'attaques verbales, puis de tirs provenant d'individus armés. Ils ont riposté à ces attaques et des heurts ont suivi", a déclaré à l'AFP une source proche de l’Eufor.

"Ce [mercredi] matin, une marche regroupant une centaine de personnes depuis le PK5 s'est dirigée vers le siège de la Minusca [représentation de l'ONU à Bangui, NDLR]. Ces personnes ont été repoussées par l'Eufor et ont profité de la confusion pour lancer une grenade sur nos éléments", a poursuivi cette source. "La riposte a été vigoureuse et il est encore difficile de déterminer exactement ce qu'il s'est passé dans l'autre camp. Il y a des bandits au PK5 qui agissent à la nuit tombante ou de jour et qu'il va falloir détecter pour améliorer la situation", déjà en voie de normalisation à Bangui, toujours selon cette même source.

>> À voir dans le Débat de France 24 : Centrafrique, comment sortir de l'impasse ?

De fortes détonations ont été entendues jusque tard dans la nuit au quartier PK5, dernière enclave musulmane dans la capitale. Des tirs d'armes automatiques et d'armes lourdes se sont poursuivis, mercredi matin, et des tirs sporadiques étaient encore audibles à la mi-journée en provenance de ce secteur, survolé en permanence par deux hélicoptères.

"Nous avons été attaqués cette nuit par des éléments français de l'Eufor qui ont pénétré dans notre concession et ont tué notre petit frère, ils ont blessé quatre personnes", a affirmé, pour sa part, à l'AFP un notable musulman du quartier. Ce bilan n'a pas été confirmé par d'autres sources. "Ce matin, nous avons marché jusqu'au siège de la Minusca pour prendre à témoin l'opinion nationale et internationale. Nous ne voulons plus des Français" au PK5, s'est plaint ce responsable.

La radio publique a rapporté que "des véhicules des forces internationales et de la gendarmerie, ainsi que de la police, ont été attaqués par des musulmans, qui s'en sont également pris à un site des déplacés au quartier Castors", toujours dans le IIIe arrondissement. "On ignore s'il y a eu des victimes", selon la radio.

Les habitants fuient le secteur

Les habitants des quartiers environnants, notamment de Yakité, Castors et Sarah, ont fui le secteur par vagues successives vers les quartiers voisins et des sites des déplacés. "Les soldats européens encerclent en ce moment le PK5. Ils disent qu'il y a des bandits qu'il faut à tout prix neutraliser. Les tirs sont très forts, c'est pourquoi nous sommes partis", a raconté une habitante de Yakité, un bagage à la main et portant son bébé.

>> À lire sur France 24 : Un musulman nommé Premier ministre de la Centrafrique

Ces violences surviennent alors que la capitale centrafricaine, ravagée depuis plus d'un an par de terribles affrontements, exactions et pillages, et vidée de la plupart de ses habitants musulmans, impitoyablement traqués par les milices anti-balaka, retrouvait un semblant de normalité depuis plusieurs semaines.

Le 9 août, des affrontements avaient toutefois opposé pendant plusieurs heures des factions rivales des milices anti-balaka, majoritairement chrétiennes et qui s'en prennent régulièrement à ces civils musulmans, assimilés à l'ex-rébellion Séléka.

Avec AFP
 

Première publication : 20/08/2014

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