Accéder au contenu principal

Meurtre de James Foley : Washington n'exclut pas de frapper l'EI en Syrie

James Foley à Syrte, en Libye, en septembre 2011
James Foley à Syrte, en Libye, en septembre 2011 Aris Messinis, AFP

L'exécution du journaliste américain James Foley par l'organisation de l’État islamique représente "une attaque terroriste" contre les États-Unis, estime la Maison Blanche, qui n'exclut pas de frapper les jihadistes en Syrie.

Publicité

La Maison Blanche a déclaré vendredi 22 août que l’exécution du journaliste américain James Foley par les jihadistes de l’organisation de l’État islamique (EI) représentait un "acte terroriste" contre les États-Unis, soulignant que Washington examinait différentes options pour répondre à ce "meurtre barbare".

"Quand vous voyez quelqu'un tué de façon aussi horrible, cela représente une attaque terroriste contre notre pays", a affirmé Ben Rhodes, conseiller adjoint à la sécurité nationale, lors d'une conférence de presse.

Interrogé sur d'éventuelles frappes aériennes américaines en Syrie, Ben Rhodes n'a pas exclu cette possibilité mais a souligné qu'aucune "option militaire spécifique" n'avait été présentée à ce stade au président Barack Obama, au-delà des missions menées actuellement dans le nord de l'Irak.

"Nous ferons ce qui est nécessaire pour protéger les Américains et pour que justice soit faite après le meurtre barbare de James Foley. Nous examinons activement ce qui sera nécessaire pour répondre à cette menace et nous ne serons pas limités par des frontières", a ajouté le conseiller américain.

Des voix s'élèvent aux États-Unis pour que Barack Obama s'implique plus fortement dans la lutte contre ces jihadistes ultraradicaux. Le sénateur républicain John McCain, qui rappelle que la frontière entre l'Irak et la Syrie a été "effacée" par l'EI, réclame ainsi haut et fort que des frappes soient également menées en Syrie.

Pas de paiement de rançon

Interrogé sur la gestion par les États-Unis de la question des otages, Ben Rhodes a rappelé que Washington était farouchement opposé au paiement de rançons, jugeant que les pays qui répondaient favorablement aux demandes en ce sens avaient tort.

"Nous sommes convaincus que ce n'est pas la bonne politique pour les gouvernements de soutenir le paiement de rançons à des organisations terroristes (..) Cela encourage l'enlèvement d'étrangers", a déclaré le conseiller du président américain.

Les États-Unis et la Grande-Bretagne ont depuis longtemps choisi de refuser tout échange d'argent. D'autres pays européens, dont la France, le nient officiellement mais y ont recours, souvent par le biais d'intermédiaires.

Condamnation du Conseil de sécurité de l’ONU

Le Conseil de sécurité de l'ONU a également condamné fermement vendredi le "meurtre lâche et haineux" de James Foley par les jihadistes de l'EI, dans une déclaration unanime les quinze membres du Conseil.

Mercredi, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait parlé de "crime abominable". Le Conseil de sécurité a également appelé à la libération "immédiate et sans conditions" de "tous les otages aux mains de l'État islamique, d'Al-Nosra et d'autres individus, groupes et entités associés à Al-Qaïda".

Attaque contre une mosquée sunnite en Irak

Les États-Unis ont par ailleurs condamné vendredi l’attaque d’une mosquée sunnite par des miliciens chiites en Irak, qui a fait au moins 70 morts.

Dans la région de Hamrine, dans la province de Diyala, des miliciens chiites ont ouvert le feu à l'intérieur d'une mosquée sunnite, tuant 70 personnes et en blessant 20 autres, ont indiqué des médecins et des officiers irakiens.

Les États-Unis ont "condamné avec force" cette attaque "abominable". Il s’agirait de représailles, après que des miliciens chiites ont été tués dans des affrontements dans le même secteur, selon l'armée et la police irakiennes. D'autres sources ont fait état d'une riposte après l'explosion d'une bombe au passage d'une patrouille de miliciens.

Avec AFP, Reuters

 

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.