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Huit Chinois exécutées au Xinjiang pour "attentats terroristes"

La police interdit l'accès à la place Tiananmen le 28 octobre 2013, après une attaque terroriste.
La police interdit l'accès à la place Tiananmen le 28 octobre 2013, après une attaque terroriste. AFP

Le régime chinois a exécuté huit personnes condamnées pour des "attentats terroristes", liés aux revendications des Ouïghours du Xinjiang. En octobre 2013, deux touristes avaient été tués à Pékin lors d'une de ces attaques.

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La Chine a exécuté huit personnes pour des "attentats terroristes" liés aux troubles affectant la région autonome du Xinjiang, dont l'attentat-suicide d’octobre 2013 sur la place Tiananmen à Pékin, a rapporté, dimanche 24 août, l'agence Chine nouvelle.

Selon l'agence officielle, les huit condamnés étaient impliqués dans cinq affaires liées à ces attaques. Pékin accuse des militants séparatistes de la région du Xinjiang d'être responsables d'une série d'attentats commis en Chine ces derniers mois.

Le Xinjiang, une région autonome riche en ressources naturelles, est peuplé majoritairement de Ouïghours, des musulmans turcophones, dont une partie est hostile au pouvoir de Pékin.

Répression accrue depuis l’attentat d’Urumqi

Le 28 octobre 2013, les auteurs d'un des attentats - trois extrémistes ouïghours, selon la police chinoise - avaient foncé dans la foule sur la place Tiananmen et précipité leur voiture chargée de bidons d'essence contre l'entrée de la Cité interdite. Deux touristes avaient été tués et 40 blessés, fauchés par le véhicule où les corps des assaillants avaient été retrouvés.

Le 16 juin, trois personnes avaient déjà été condamnées à mort pour complicité dans cette affaire. L’agence Chine nouvelle les a identifiées comme Huseyin Guxur, Yousoup Wherniyas et Yousoup Ehmet.

Les cinq autres condamnés l’ont été pour création d'organisation terroriste, attaques contre la police et fabrication d'explosifs. Chine nouvelle, qui cite les services de communication du gouvernement du Xinjiang, n'a pas précisé la date des exécutions.

Ces sentences s'inscrivent dans une campagne de répression musclée, annoncée par Pékin après l'attentat du marché d'Urumqi, la capitale du Xinjiang, le 22 mai dernier.

Ce jour-là, deux véhicules tout-terrain avaient foncé dans la foule sur un marché de la ville, tandis que leurs occupants jetaient des explosifs. L'attaque avait fait 39 morts et une centaine de blessés. Les quatre assaillants avaient également été tués.

Environ 3 000 exécutés en 2012

Le gouvernement avait alors réagi en annonçant une vaste campagne de lutte antiterroriste, qui s'est traduite par des dizaines d'interpellations, des condamnations de masse, des exhibitions publiques de "terroristes" et des exécutions après des procès expéditifs.

Des opposants en exil accusent Pékin d'être responsable de la situation, en raison de sa politique sécuritaire répressive, de l'implantation de millions de Hans, l'ethnie majoritaire en Chine, au Xinjiang et de l'oppression culturelle contre les minorités.

À l’inverse, le gouvernement chinois met en exergue l'harmonie ethnique du Xinjiang et soutient que son action a amélioré la qualité de vie et développé l'économie de la région.

Le nombre des exécutions pratiquées en Chine chaque année est tenu secret, mais selon des estimations indépendantes, environ 3 000 condamnés y ont été exécutés en 2012, soit davantage que dans tous les autres pays du monde réunis.

Avec AFP
 

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