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Le Festival du film de Toronto se tourne vers l’Europe et l’Asie

Gong Li dans "Coming Home" de Zhang Yimou et Romain Duris dans "Une nouvelle amie" de François Ozon.
Gong Li dans "Coming Home" de Zhang Yimou et Romain Duris dans "Une nouvelle amie" de François Ozon. Bai Xiao Yan | @Mars Distribution

Le plus grand festival de cinéma d’Amérique du Nord débute jeudi avec une programmation qui fait la part belle aux cinéastes européens et asiatiques. François Ozon et Mia Hansen-Løve figurent parmi le contingent français.

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Événement cinématographique considéré comme le baromètre des Oscars, le Festival du film de Toronto (TIFF) s'ouvre, jeudi 4 septembre, en accordant une place prépondérante aux réalisateurs asiatiques et européens.

Un nombre record de long-métrages tournés ailleurs qu'en Amérique du Nord seront présentés en première mondiale dans la métropole canadienne, conséquence des efforts déployés par les organisateurs pour ouvrir davantage le TIFF à la mondialisation.

La délégation du Vieux Continent sera emmenée notamment par l'Allemand Christian Petzold avec "Phoenix", les Danoises Susanne Bier ("A Second chance") et Lone Scherfig ("The Riot Club") ou encore les Français François Ozon ("Une Nouvelle Amie") et Mia Hansen-Løve ("Eden").

L'Asie sera, pour sa part, représentée par un important contingent de réalisateurs chinois, hongkongais et taïwanais : Zhang Yimou ("Coming Home"), Ning Hao ("Breakup Buddies"), Peter Chan ("Dearest") et Wang Xiaoshuai ("Red Amnesia").

Pas de compétition officielle mais un prix du public

"Le marché est maintenant international, le public est toujours plus mondialisé et les gens ont davantage accès à des films venant des quatre coins de la planète qu'auparavant, et les réalisateurs en sont conscients", estime Cameron Bailey, directeur artistique et responsable de la programmation du TIFF.

Plus grand festival de cinéma en Amérique du Nord, sans compétition officielle mais doté d’un prix du public, le Festival de Toronto constitue, aux yeux des studios américains, une formidable rampe de lancement pour les Oscars. Il y a un an, "12 Years a Slave" du Britannique Steve McQueen avait ainsi reçu l'unique prix du TIFF. Quelques mois plus tard, il remportait trois statuettes, dont celle du meilleur film.

Cette 39e édition constitue "une année de découverte", observe Cameron Bailey qui est parvenu, cette année, à programmer 85 films diffusés en premières mondiales ou nord-américaines. Un nombre "inhabituel".

Au total, quelque 300 films, dont 37 en premières mondiales, seront projetés du 4 au 14 septembre dans la ville où des dizaines de stars d'Hollywood sont attendues sur le tapis rouge. Caméras et appareils photos seront braqués notamment sur Keira Knightley, Kristen Stewart, John Cusack, Robert Downey Jr., Tina Fey, Al Pacino, Adam Sandler, John Travolta ou encore la Française Mélanie Laurent.

De l’importance du marché chinois

En plus de dévoiler des films chinois et taïwanais, tels que "The Golden Era" d'Ann Hui, le documentaire "I am Here" de Fan Lixin ou encore "Partners in Crime" de Chang Jung-chi, le TIFF accueillera parallèlement un sommet du film asiatique. Cameron Bailey explique avoir ainsi passé "beaucoup de temps en Chine cette année" avec son équipe afin "d'essayer de découvrir ce qui ce passe dans la culture cinématographique chinoise et quels sont les changements" qui l'affectent.

>> À lire sur France 24 : "Comment Hollywood se Transfomers pour plaire à la Chine"

Dans les prochaines années, prévient-il, il faut s'attendre à ce que les films chinois aient bien plus spectateurs que les films nord-américains. La Chine étant l’un des seuls pays au monde où des salles de cinéma sont bâties "à la chaîne ".

Les réalisateurs chinois peuvent habituellement financer leurs films en les diffusant seulement localement, mais leurs longs-métrages sont de plus en plus présentés lors de festivals internationaux dans l'espoir de leur assurer un accès aux marchés étrangers. Grâce à leurs récompenses décrochées dans les plus prestigieux festivals, "A Touch of Sin" de Jia Zhangke (Prix du scénario à Cannes 2013) et "Black Coal" de Diao Yi’nan (Ours d’Or à Berlin 2014) ont connu une carrière internationale.

AFP

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