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Téhéran affirme avoir abattu un drone israélien au-dessus d'un site nucléaire

Soldats iraniens près d'une mitrailleuse anti-aérienne dans la centrale de Natanz, le 9 mars 2006.
Soldats iraniens près d'une mitrailleuse anti-aérienne dans la centrale de Natanz, le 9 mars 2006. Behrouz Mehri, AFP

Un drone de reconnaissance israélien a été abattu en Iran, alors qu'il tentait de pénétrer dans la zone d'exclusion aérienne surplombant le site d'enrichissement d'uranium de Natanz (centre), ont affirmé, dimanche, les Gardiens de la révolution.

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Les Gardiens de la révolution, l’armée d’élite du régime islamique iranien, ont annoncé avoir abattu un drone furtif israélien, dimanche 24 août, au-dessus du site d’enrichissement d’uranium de Natanz, situé à 300 km au sud de Téhéran.

"Un drone d’espionnage du régime sioniste a été abattu par un missile [...]. Ce drone furtif tentait d’approcher la zone nucléaire de Natanz", affirme le communiqué, publié par le site officiel Sepahnews.com. "Cette action montre de nouveau l’aventurisme du régime sioniste [...], les Gardiens de la révolution et les autres forces armées se réservent le droit de répondre à cette action", ajoute le texte.

Le site de Natanz est la principale usine d’enrichissement d’uranium d’Iran, où sont installées plus de 16 000 centrifugeuses. Quelque 3 000 autres se trouvent sur le site de Fordoo, enfoui sous la montagne et difficile à détruire. Israël avait déjà menacé à plusieurs reprises d’attaquer les installations nucléaires iraniennes. 

Les activités nucléaires iraniennes censées être suspendues

L’Iran et les puissances du groupe 5+1 (États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) ont conclu un accord intérimaire de six mois selon lequel l’Iran a suspendu une partie de ses activités nucléaires en échange d'une suspension partielle des sanctions internationales. Cet accord a été prolongé de quatre mois en juillet dernier - jusqu’au 24 novembre - pour permettre aux deux parties de négocier un accord définitif mettant fin à dix ans de crise nucléaire.

Les deux parties divergent sur la taille du programme d’enrichissement d’uranium que l’Iran pourra conserver. Alors que les États-Unis demandent à Téhéran de réduire par quatre son programme actuel, l’Iran veut au contraire l’augmenter par dix d’ici 2021, notamment pour produire le combustible nécessaire pour sa centrale nucléaire de Bouchehr.

Ennemi juré de l’Iran, Israël rejette tout accord permettant à Téhéran de conserver un programme d’enrichissement d’uranium, en affirmant que l’Iran pourrait l’utiliser pour fabriquer l’arme atomique. Ce que Téhéran a toujours démenti.

Avec AFP

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