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Cessez-le-feu à Gaza après sept semaines de guerre entre Israël et le Hamas

Aperçu de la bande de Gaza.
Aperçu de la bande de Gaza. Capture d'écran FRANCE 24

Les Palestiniens ont annoncé mardi un accord pour un cessez-le-feu permanent avec Israël après 50 jours d'une guerre qui a fait plus de 2 000 morts dans la bande de Gaza. Israël a confirmé cette trêve un peu plus tard.

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Après 50 jours de guerre entre le Hamas et Israël dans la bande de Gaza qui a fait plus de 2 130 morts côté palestinien et 68 côté israélien, un accord pour un cessez-le-feu permanent a enfin été trouvé mardi 26 août. L'annonce, d'abord lancée par le Hamas, a été confirmée par le président palestinien Mahmoud Abbas ainsi que par l'Égypte, où se tenaient les négociations indirectes, pays qui a annoncé l'entrée en vigueur du cessez-le-feu dès 16h GMT (18 heures à Paris). 

>> À lire sur FRANCE 24 : Pourquoi les négociations sur un cessez-le-feu permanent sont un cauchemar?

D'après le quotidien israélien "Haaretz", et plusieurs agences de presse qui citent des sources gouvernementales, Israël a confirmé cette trêve. Cependant, peu après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, des sirènes étaient entendues dans l'État hébreu, rappelant la fragilité de cet accord, non moins ambitieux. 

 

Cessez-le-feu immédiat et levée du blocus de Gaza

Il prévoit en effet un arrêt immédiat des hostilités, mais aussi la levée du blocus de la bande de Gaza mis en place par Israël en 2006, la principale exigence des Palestiniens depuis le début des négociations. Cela implique l'ouverture des points de passage entre Israël, Gaza et l'Égypte "afin d'assurer l'entrée rapide de l'aide humanitaire, des secours et des moyens de reconstruction", selon Le Caire; ainsi que l'extension de la zone de pêche pour les Gazaouis.

Dans un mois, l'Égypte réunira à nouveau les deux parties pour discuter des points plus litigieux comme la construction d'un port dans la bande de Gaza, la libération de prisonniers palestiniens ou la remise des corps de soldats palestiniens. 

"Selon un officiel égyptien, ce mois va être un test, surtout côté palestinien pour voir comment ils gèrent la réouverture des points de passage, en particulier celui de Rafah, à la frontière égyptienne. Le Caire est prêt à l'ouvrir plus régulièrement mais, tout comme Israël, il souhaite que l'Autorité palestinienne s'en occupe et non plus le Hamas seul", précise Sonia Dridi, correspondante de France 24 au Caire. 

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Abbas refuse de nouvelles "négociations brumeuses"

Les États-Unis ont rapidement dit "soutenir totalement" cet accord qui, selon un communiqué de la diplomatie égyptienne, permettra aussi "la poursuite des négociations indirectes entre les deux parties sur les autres sujets dans un délai d'un mois après le début du cessez-le-feu".
 
Mahmoud Abbas a d'ores et déjà prévenu que les Palestiniens ne s'engageraient pas dans de nouvelles "négociations brumeuses". "Gaza a subi trois guerres en 2008/2009, en 2012 [et en 2014], devons-nous nous attendre à une nouvelle guerre dans un an ou deux ? Et jusqu'à quand la question palestinienne restera sans solution ?", a-t-il lancé.
 
La direction palestinienne se prépare à exiger que la communauté internationale fixe une date butoir pour la fin de l'occupation israélienne des Territoires palestiniens. Si leur exigence n'était pas entendue, disent-ils, ils adhèreront à la Cour pénale internationale (CPI), ce qui leur permettrait de poursuivre des responsables israéliens sur le déroulement des opérations dans la bande de Gaza. Une démarche qualifiée de "missile diplomatique" par un ministre israélien.

Une victoire diplomatique disputée

Des tirs de joie ont été entendus dans les rues de Gaza juste après l'entrée en vigueur de la trêve. Le mouvement islamiste du Hamas, qui a infligé à l'État hébreu ses plus lourdes pertes depuis 2006 avec 64 soldats tués, a  revendiqué la "victoire" après cet accord qui a abouti après une série d'échecs. Les négociations pour une trêve, menées jusqu'alors au Caire sous l'égide des renseignements égyptiens, avaient jusque là échoué à faire cesser les hostilités qui avaient repris de plus belle après seulement neuf jours de cessez-le-feu. 
 
 
"C'est une victoire diplomatique pour l'Égypte qui a voulu montrer qu'elle a toujours ce rôle incontournable de médiatrice dans la crise entre Israël et le Hamas ", rappelle Sonia Dridi. Récemment accusée d'avoir été un médiateur interessé mettant en avant ses propres intérêts sécuritaires, et face à la concurrence du Qatar qui s'est invité dans les pourparlers, l'Égypte revient sur le devant de la scène diplomatique, explique la correspondante de France 24. 

Avec AFP et Reuters

 

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