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Dans un climat tendu, le PS ouvre son université d'été

Le discours du Premier ministre Manuel Valls sera scruté, dimanche.
Le discours du Premier ministre Manuel Valls sera scruté, dimanche. Xavier Leoty, AFP

Ébranlé par une série de crises, le Parti socialiste se réunit à partir de vendredi, à La Rochelle, dans le cadre de son université d'été. Seront présents Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, moins d'une semaine après leur retrait du gouvernement.

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L’université d’été du Parti socialiste ne pouvait pas plus mal tomber. Désunis, ébranlés par une série de crises gouvernementales, et embarrassés par une polémique sur les 35 heures, les socialistes se réunissent dans un climat tendu, vendredi 29 août, à La Rochelle (Charente-Maritime).

Un gouvernement qui a volé en éclats, après la charge d'Arnaud Montebourg et de Benoît Hamon, l’arrivée à Bercy du "libéral" Emmanuel Macron, et une polémique jeudi au sujet de la mesure phare du gouvernement Jospin, les 35 heures… Avant même l’ouverture des débats vendredi après-midi, l’ambiance est déjà électrique.

Le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis, s'est efforcé de tempérer : "Je connais La Rochelle par coeur. Tout le monde s'exprime", a voulu relativiser le premier secrétaire en arrivant jeudi sur les lieux. Il a cependant fait acte d'autorité en prévenant qu'il ne "saurait accepter" que les débats "aient pour but de renverser le gouvernement". Et de mettre en garde: "les socialistes et la gauche sont condamnés à surmonter leurs divergences".

Mais ce n'est pas gagné, loin s'en faut. "La déchirure est large", résume la députée Karine Berger. Au cœur de cette déchirure : Manuel Valls, dont le discours sera scruté dimanche. Le Premier ministre risque de ne pas recevoir la même "standing ovation" qu’à l'université d’été du Medef.

Sa déclaration d’amour aux entreprises a en effet été mal perçue par une partie de la gauche. L’ex-ministre de l’Écologie, Cécile Duflot, l’a d’ailleurs accusé dans "Les Échos" "d’imiter Thatcher".

Les "bannis" du gouvernement seront là

Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, qui ont maintenu leur intervention en salle plénière prévue samedi, sont eux aussi très attendus, moins d'une semaine après avoir été débarqués du gouvernement. Aurélie Filippetti, autre bannie, sera également présente à cette université.

Parmi les absents de marque figurent l'ancienne patronne du PS Martine Aubry, sortie de son silence en juillet pour critiquer violemment la réforme territoriale, ainsi que Ségolène Royal, en déplacement en Martinique, ou encore Jean-Marc Ayrault.

La prochaine échéance pour la gauche sera les élections sénatoriales, fin septembre, qui s'annoncent à haut risque puisque la chambre haute pourrait basculer à droite. Ce serait une nouvelle claque après les déroutes des municipales et des européennes.

Le Parti socialiste a enregistré une baisse de près de 20 000 adhérents en moins de deux ans, qui s'ajoute à la perte de la moitié de ses élus municipaux aux dernières élections municipales.

Avec AFP

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